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L'arrestation de Ratko Mladic, inculpé par le Tribunal pénal international (TPIY) pour l'ex-Yougoslavie, notamment pour le massacre de Srebrenica, en Bosnie orientale, ne sera pas sans effet sur la future adhésion de Belgrade à l'Union européenne car la coopération complète avec le TPI était une conditions essentielles à la progression de la Serbie vers l'adhésion.


"Le processus d'extradition est en cours", vers la Haye, où siège le Tribunal pénal international, a déclaré le président serbe Boris Tadic. Son arrestation constitue "le résultat d'une pleine coopération de la Serbie avec le tribunal de La Haye. Aujourd'hui, nous fermons un chapitre de l'histoire de notre région qui nous mènera vers une pleine réconciliation" régionale, a-t-il ajouté. "En arrêtant Mladic, la Serbie se confronte à son passé. Justice est rendue", a déclaré pour sa part à l'AFP Bruno Vekaric, le porte-parole du Procureur serbe pour les crimes de guerre.


Le procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie Serge Brammertz a déclaré que la Serbie, en arrêtant l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, a "rempli une de ses obligations internationales".

"C'est très important pour les victimes. Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai pensé tout de suite aux victimes et à la nécessité d'avoir ces responsables devant la justice pour la réconciliation".

"Il faudra voir quand il sera transféré à La Haye, on ne sait pas encore", a indiqué le procureur, selon lequel Ratko Mladic "doit passer devant le juge cet après-midi". "Il a la possibilité de faire appel", a souligné le procureur, ajoutant "c'est entre les mains des Serbes".

En route vers l'Europe

C'est "une étape de plus vers l'intégration de la Serbie à l'UE", a estimé le président français Nicolas Sarkozy.

Le commissaire à l'Elargissement, Stefan Füle, a salué "un geste historique de la part de la Serbie, qui démontre que la Serbie a compris l'importance cruciale de la réconciliation régionale". Cette réconciliation régionale "fait partie des critères politiques pour le processus d'adhésion à l'UE", a précisé Stefan Füle.

"La Serbie a compris la nécessité de se réconcilier avec son passé et avec le peuple", dit un porte-parole de la Commission européenne. "La Serbie a apparemment décidé d'accomplir des pas concrets sur le chemin européen".

La commission européenne doit donner son opinion sur l'adhésion de la Serbie fin septembre.

Comme prévu, Catherine Ashton est partie en Serbie ce jeudi. La chef de la diplomatie européenne a salué l'arrestation de Ratko Mladic, et demandé qu'il soit "transféré sans délai" devant le TPIY. L'arrestation de Ratko Mladic est "un pas important en avant pour la Serbie et la justice internationale", a estimé Catherine Ashton en félicitant le gouvernenement serbe "pour cette action courageuse".

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« Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants »

Invité à la cérémonie d'investiture du nouveau président ivoirien, Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy a fait un détour au camp militaire de Port-Bouët, où il s'est exprimé devant les ressortissants français résidant en Côte d'Ivoire et les soldats de la Force Licorne.

« Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants » a-t-il ainsi déclaré. « Mais je veux que les choses soient claires entre nous. L'armée française n'est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que cela soit, fût-il un gouvernement ami. Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir » a-t-il précisé.

« Ici, nous avons des milliers de nos compatriotes. Leur sécurité doit être assurée et donc il y aura des soldats pour cela en accord avec les autorités de la Côte d'Ivoire. Mais l'armée française n'a pas vocation, c'est une nouvelle époque, à soutenir ou à intervenir dans les affaires des Etats africains, a encore insisté le président de la République.

Actuellement, les effectifs de la Force Licorne sont de l'ordre d'un millier de militaires. Lors des récents événements qui ont conduit à l'arrestation de Laurent Gbagbo, qui, battu aux élections, refusait de céder le pouvoir, le contingent français a compté jusqu'à 1.700 hommes, grâce à des renforts venus notamment du Gabon.

Aucune précision n'a été donnée quant au format qu'aura le contingent français en Côte d'Ivoire. Outre sa mission de veiller sur les expatriés français, il sera sans doute sollicité pour réorganiser l'armée ivoirienne et former les recrues de cette dernière.

Par ailleurs, le président Sarkozy est revenu sur le rôle tenu par la Force Licorne en avril dernier. « Nous sommes intervenus parce que la communauté internationale nous l'a demandé. Je dois vous dire, avec honnêteté que si nous n'avions pas obtenu de mandat de la communauté internationale, nous ne serions pas intervenus comme nous sommes intervenus » a-t-il affirmé.

Lire la suite : Cote d'Ivoire et Présence Militaire Francaise

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Gagner avant juillet

Alors que le conflit en Libye vient d'entrer dans son troisième mois, la France engage pour la première fois dans les opérations de combat les hélicoptères de l'Alat, l'aviation légère de l'armée de terre. Selon les informations obtenues par Le Figaro, le BPC (bâtiment de projection et de commandement) Tonnerre a discrètement appareillé de Toulon le 17 mai au soir. Direction : les côtes libyennes.

Ce bateau de guerre polyvalent, le petit frère du Mistral, fleuron de la marine française après le porte-avions Charles-de-Gaulle, est capable de transporter un état-major embarqué, des troupes et des blindés, mais aussi des hélicoptères. Officiellement, l'état-major n'a pas encore communiqué sur le rôle qui sera imparti au BPC en Libye. Mais Le Figaro est en mesure d'affirmer qu'il a embarqué douze hélicoptères de l'Alat à son bord.

Dès le début de l'opération internationale contre les forces de Kadhafi, des responsables militaires avaient prévenu qu'on ne gagnait pas une guerre avec les seules frappes aériennes. Cette loi de la guerre moderne a pris davantage de sens avec l'imbrication des forces en présence et l'utilisation de véhicules civils par les troupes de Kadhafi, qui positionnent aussi leurs chars au milieu des zones habitées. Interrogé par Le Figaro fin mars sur l'opportunité d'utiliser des hélicoptères d'attaque contre certaines cibles - difficiles à atteindre depuis les avions sans prendre le risque de dégâts collatéraux -, l'état-major français avait répondu que la mise en œuvre de forces aéroterrestres ne pouvait s'envisager sans une présence au sol. Laquelle a été formellement exclue par tous les pays participant à l'opération.

Gagner avant juillet

«Utiliser les hélicoptères du BPC Tonnerre, c'est un moyen de se rapprocher du sol», commente une source proche du dossier. Donc d'augmenter les chances d'obtenir rapidement une victoire. Depuis le début du conflit, des forces spéciales françaises sont à l'œuvre en Libye. Équipées de visées laser, elles repèrent les cibles et guident les chasseurs de la coalition. Elles pourraient bientôt, confie une source proche du dossier, être renforcées et effectuer le même travail de repérage et de guidage pour les hélicoptères du Tonnerre.

Cette nouvelle étape dans la guerre marque un changement de stratégie de la coalition emmenée par l'Otan. Plusieurs responsables militaires européens ont récemment sous-entendu que l'Alliance atlantique devait élargir le champ de ses objectifs.

Sur le terrain, la situation est gelée. Les rebelles libyens peinent dans leur progression. Et les pays membres de la coalition estiment qu'il faut obtenir une victoire avant la fin du mois de juillet, le début du ramadan et les fortes chaleurs risquant de rendre les initiatives militaires des opposants à Kadhafi encore plus difficiles et aléatoires. En France, le gouvernement doit aussi, comme une loi récente l'y oblige, soumettre la prolongation d'une opération extérieure, lorsqu'elle excède quatre mois, à l'autorisation du Parlement. Dans le cas libyen, la date butoir est donc le 19 juillet.

Afin d'arriver au «point de rupture» qui permettrait la chute du régime, l'Otan a donc intensifié ses attaques. Huit navires de guerre de la marine libyenne ont été coulés vendredi à proximité des ports de Tripoli, de Syrte et de Homs. Samedi, l'Otan a mené des frappes près du complexe résidentiel du colonel Kadhafi. Les hélicoptères d'attaque français devraient entrer en action dans les prochains jours.

source le figaro: ici

lien OTAN

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Mères, soeur ou épouse de militaires, traumatisées par ce conflit qui a causé 59 morts, elles se sentent ignorées par la nation.

le récit : PDF

Les habits de son fils lavés, repassés et empilés sur le lit sont restés tels quels. Quelques tee-shirts un peu élimés, des paires de chaussettes. « Je n’ai pas eu le cœur de les ranger », confie-t-elle. Dans son appartement de Versailles, Monique Panezyck, 60 ans, a décidé de parler. Quoi qu’il lui en coûte. Malgré les images qui se forment devant ses yeux. Malgré les larmes qui bientôt se transforment en sanglots. Le 23 août 2010, son fils unique Jean-Nicolas est mort, tué au cours d’une opération au sud de Tagab, dans la province de la Kapisa, en Afghanistan. Une carrière de couvreur, une période de chômage qui s’étire… Le jeune homme avait fini par s’engager dans l’armée en septembre 2005.

La mort de Ben Laden remet sur le devant de la scène cette guerre oubliée qui a fait pourtant 57 morts parmi les soldats français depuis le début du conflit en 2001 et plus de 300 blessés. Un bilan sans comparaison, certes, avec les pertes américaines : plus de 1 000 soldats y ont été tués. Mais alors que les Américains suivent avec effroi le décompte de leurs soldats tombés au front, les morts français passent quasiment inaperçus, les blessés n’apparaissent que rarement dans les médias. Les militaires rentrent d’Afghanistan dans l’indifférence. 4 000 soldats y sont présents en ce moment pour des missions généralement de six mois. Combien y ont été envoyés depuis 10 ans?? Difficile d’obtenir ce chiffre. 50 000, peut-être. Autant de familles, partout en France, qui ont été, à un moment ou à un autre, touchées par ce conflit. Mères, sœurs ou épouses, elles ont décidé de témoigner de la vie de ceux qui restent.

Pour beaucoup, l’Afghanistan est entré dans leur vie brusquement. Giselle Sanchez, 49 ans, une chef d’entreprise, se souviendra longtemps de ce jour d’août 2008. Le journal télévisé ouvre alors sur les 10 morts français de l’embuscade d’Uzbin. Son fils de 25 ans vient de s’engager à l’armée. « Tout à coup, je me suis dit : “Est-ce qu’il pourrait y aller ?” » Un an plus tard, le jeune homme lui annonce son départ. « Nous avons utilisé tous les moyens pour l’en dissuader, demandes, prières, et même chantage… Et puis, trois semaines avant, j’ai senti qu’il fallait le laisser s’en aller. Il nous a dit : “Ce sera une épreuve très dure, j’ai besoin de votre soutien.” Nous le lui avons donné. »

La vie de la maison s’organise alors autour de l’absent. L’ordinateur, par lequel Giselle communique avec son fils, devient le centre névralgique du foyer. « Nous ne sommes pas partis en vacances parce que je ne voulais pas ne plus être joignable lorsque j’étais dans l’avion », témoigne-t-elle. Toutes racontent ces six mois comme entre parenthèses : « Lorsque j’appréciais un moment, tout de suite, je pensais à mon frère », se souvient Audrey, jeune Provençale de 26 ans, dont le frère est parti l’année dernière, à 19 ans. « On se dit, là, je rigole, mais imaginons… Un jour, ma mère a vu les gendarmes arriver au bout de la rue. Ils ont garé leur voiture en bas de l’immeuble. Elle les a suivis du regard, terrifiée. Vont-ils sonner à la porte pour lui annoncer qu’il est arrivé quelque chose ? Pendant six mois, ses premiers mots au téléphone ont été : “Tout va bien.” »

 

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David Cameron doit aujourd hui exposé le projet pour les aides des familles des militaires blessés ou  tués en Aghanistan après avoir annoncé, dimanche  la mort du 365eme soldat  tués dans ce pays .


Un Marine du 42°  Royal commando est décédé suite a l'explosion d'un IED dans la province  du Helmand

Le soldat participait à des fouilles d'installations soupçonnées de servir à des talibans dans le district de Nad-e-Ali, dans la province méridionale du Helmand, quand il a été soufflé par l'explosion, a précisé le ministère dans un communiqué. Au total, 365 soldats britanniques sont morts depuis le début des opérations en Afghanistan en octobre 2001, dont 17 depuis le début de l'année.


Les troupes britanniques et leurs familles auront accès en priorité aux places dans les écoles, un traitement du NHS et du logement en vertu d'une nouvelle alliance militaire, des crédits particuliers .....suite sur le telegraph

images/stories/nigel dean01.jpgNigel Dean engagé a 17 ans , tué a 19 ans

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Projet de communiqué

du Comité d'Entente des Grands Invalides de Guerre

Dans la soirée du 4 Mai 2011, lors d'une cérémonie poignante d'accueil des corps des huit Français morts dans l'attentat du 28 avril 2011 au Maroc, le Président de la République a rendu, à l'aéroport d'Orly, un vibrant hommage à ces victimes du terrorisme dont les cercueils étaient drapés des couleurs nationales.

Le Comité d'Entente des Grands Invalides de Guerre, réuni le 6 Mai 2011, s'associe de tout coeur à cette manifestation de compassion et de solidarité.

De façon unanime, il regrette toutefois qu'un tel hommage ne soit pas systématiquement accordé aux soldats français morts au combat lors des missions que remplissent nos armées sur les théâtres extérieurs. Ainsi, par exemple, la dépouille mortelle du Caporal Alexandre Rivière, tué le 20 Avril 2011 dans la vallée de Tagab, en Afghanistan, n'a pas bénéficié des mêmes honneurs rendus en présence du Chef constitutionnel des Armées ni de la même médiatisation.

Lire la suite : le Comité d'Entente des Grands Invalides de Guerre exprime donc le souhait fervent que les mêmes...

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Le Soldat n'est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes.

 

« Le Soldat n'est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d'aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu'il est voué à l'oubli » (Antoine de SAINT EXUPERY)

Diên Biên Phu, le « grand chef lieu d'administration frontalière » est habité par les Meos, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l'opium et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage. Cette localité, à la frontière du Laos, est reliée au reste du pays par la route provinciale 41 qui va jusqu'à Hanoï située à 250 kms et vers la Chine. C'est une cuvette de 16kms sur 9 entourée de collines de 400 à 550 mètres de hauteur et traversée par la rivière Nam Youm.


Au début de l'été 1953, l'Indochine entre dans sa 8ème année de guerre. Le Vietminh, très mobile, se meut avec facilité sur un terrain qu'il connaît parfaitement. Son corps de bataille est de surcroît numériquement très supérieur à celui du corps expéditionnaire français et bénéficie, en outre, de l'aide sans réserve de la Chine libérée de son action en Corée depuis la signature de l'armistice, le 27 juillet 1953. C'est dans ce contexte, que le 7 mai 1953, le Général Navarre se voit confier le commandement en chef en Indochine en remplacement du Général Salan. Navarre avait un grand principe : « On ne peut vaincre qu'en attaquant » et il décidera de créer à Diên Biên Phu une base aéroterrestre pour couper au vietminh la route du Laos et protéger ainsi ce pays devenu indépendant.

 Quand les responsables français décident d'investir, la cuvette de Diën Biën Phu, ils savent pourtant que des forces régulières vietminh importantes de la division 316 du régiment 148 et du bataillon 910 occupent solidement la région depuis octobre 1952. Qu'à cela ne tienne ! L'endroit paraît idéal au commandant en chef ! Il est un point de passage obligé pour le vietminh qui ne pourra que très difficilement le contourner... De plus, il bénéficie d'un aérodrome aménagé durant la deuxième guerre mondiale par les Japonais tandis que le fond de la cuvette est une véritable plaine de plus de 100km² qui permettra l'emploi des blindés. Par ailleurs, le commandement français considérait en cet automne 1953 que le vietminh, vu l'éloignement de ses bases, à 500 kms de Diên Biên Phu, ne pourrait entretenir dans le secteur que deux divisions maximum... Il en conclut donc qu'il ne pourrait mener que de brefs combats en ne disposant, en outre, que d'une artillerie limitée qu'il sera aisé de détruire par les canons du colonel Piroth, qui s'était porté garant.

 L'occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l'histoire de la guerre d'Indochine. Vers 11 h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : Le 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Bigeard et le 2ème Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Commandant Brechignac. Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35ème RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l'opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5ème Bataillon de Parachutistes Vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4195 hommes dans la célèbre cuvette.

PLAN DE Dien Bien Phu : ICI

> Durant près de quatre mois, les soldats français vont aménager la cuvette en camp retranché. Les petites collines entourant le camp prennent le nom de Gabrielle, Béatrice, Dominique, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Françoise, Eliane, Junon, Epervier et enfin Isabelle.

> L'offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d'artillerie (près de 9000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle. Le combat du tigre contre l'éléphant commençait : Le tigre tapi dans la jungle allait harceler l'éléphant figé qui, peu à peu, se videra de son sang et mourra d'épuisement.

> Le point d'appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d'autre, Béatrice, tenu par la 3/13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère, commandée par le Commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri. En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s'offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.

> Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d'artillerie. A 5h, le 15 mars, le vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés. L'artillerie ennemie –que l'on disait inefficace- fait des ravages parmi les défenseurs sans que l'on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le Colonel Piroth, responsable de l'artillerie française se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade.

> Cependant, la piste d'aviation, bien que pilonnée quotidiennement -mais aussitôt remise en état- permettait l'arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s'intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde. A noter que le 28 mars, l'avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L'infirmière convoyeuse de l'équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu'à la fin parmi les combattants.

> Le général vietminh Giap, afin de s'infiltrer plus facilement dans les défenses françaises, fit alors intervenir des milliers de coolies dans le creusement d'un réseau de tranchées, véritable fromage de gruyère, menant aux divers points d'appui. Le 30 mars, après une préparation d'artillerie très intense et l'infiltration des viets par ces tranchées, Dominique 2 et Eliane1 furent prises. Cependant, les parachutages français continuaient encore dans la plus grande confusion. La superficie de la base aéroterrestre ayant été réduite et les liaisons avec les points d'appui encore tenus par les soldats français devenant impossibles, ces « volontaires du ciel » exposés aux feux directs de l'ennemi, connaissaient des fortunes diverses. Certains atterrissaient directement chez l'ennemi, d'autres étaient morts en touchant le sol, d'autres étaient perdus... tandis que le ravitaillement parachuté faisait la joie du vietminh en améliorant son quotidien.

> Du 9 au 11 avril, une nouvelle unité de légion, le 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes, est largué dans des conditions déplorables et engage aussitôt une contre-attaque sur la face est. Il est en partie décimé. Les rescapés fusionnent alors avec les restes du 1er BEP reformant une unité sous les ordres du Commandant Guiraud. Le 4 mai, ont lieu les derniers parachutages d'hommes provenant du 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux tandis que les Viets intensifient encore leurs bombardements faisant intervenir les fameuses orgues de Staline, aux impacts meurtrier en rafales, provoquant d'énormes dégâts dans les abris minés par les pluies quotidiennes d'Avril. La cuvette disparaît dans des nuages de boue soulevée par les obus.

> Dans la soirée du 6 mai, c'est le déchaînement de l'artillerie viet et de toutes les armes dont elle dispose. Dans le camp agonisant, c'est l'apocalypse. Tout ce qui est inflammable prend feu ; les abris s'effondrent, les tranchées s'écroulent, la terre se soulève. La mort frappe sans interruption. A 23h, les taupes vietminh, après avoir creusé un tunnel de 47 mètres de long, déposent sous Eliane2 une charge d'une tonne de TNT puis se ruent à l'assaut. La résistance des défenseurs est héroïque ; ils refusent de se rendre et luttent jusqu'à la mort. Une poignée de survivants arriveront à se replier sur Eliane4 afin de poursuivre le combat. A l'aube du 7 mai, Dominique et Eliane sont tombées. Les tranchées sont jonchées de cadavres et de blessés des deux camps. Alors que le Colonel de Castries vient d'être promu général, à 10h du matin, les viets finissent d'investir les Eliane. Du côté Français, il n'y a plus ni munitions, ni réserve d'hommes mais les sacrifices continuent...

> Le Général Cogny adresse un dernier message au Général De Castries, souhaitant qu'il n'y ait ni drapeau blanc, ni capitulation. « Il faut laisser le feu mourir de lui-même pour ne pas abîmer ce qui a été fait » précise-t-il. L'ordre de cessez-le-feu tombe à 17h. Après destruction de tout le matériel et de tout le ravitaillement, le PC de Diên Biên Phu adresse son ultime message à Hanoi à 17h50 : « On fait tout sauter. Adieu ! » Quelques minutes plus tard, les viets font irruption dans le PC du général De Castries. Un drapeau rouge à étoile d'or est planté sur le PC français. Diên Biên Phu est tombé mais n'a pas capitulé.

> Durant cette bataille, le corps expéditionnaire Français comptera 3000 tués et un nombre très important de blessés. 10300 seront faits prisonniers mais les effroyables conditions de détention des camps Vietminh sont telles que seulement 3300 d'entre eux reviendront de captivité. Le 21 juillet 1954, les accords de Genève mettront fin à cette guerre.

« Le Courage est un embrasement de l'être qui trempe les Armées. Il est la première des vertus, quelle que soit la beauté des noms dont elles se parent. Un soldat sans Courage est un Chrétien sans foi. Le Courage est ce qu'il y a de plus sacré dans une Armée. Nul n'a le droit de troubler ses sources limpides et fécondes. »

José CASTANO

Extrait d'une lettre prémonitoire du Maréchal De Lattre de Tassigny au Général Salan (1952)

« Si nous perdons ici (Indochine), tout s'écroulera ; nous avons en face de nous des adversaires qui ne se contentent pas de tuer des soldats, ils font la guerre aux âmes.

Le lavage de cerveau, l'endoctrinement des prisonniers, les manifestes que les Viets font signer aux officiers captifs sont des choses terribles.

C'est une guerre qu'il ne faut pas perdre, sinon le jeu maudit continuera en Tunisie, en Algérie, dans toute l'Afrique et peut être même un jour en France... »

5 jours en enfer, ou la fin du GM 100 en Indochine.

24-28 juin 1954.Par Jean-François Mouragues Pdf


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Le Français tué jeudi à Benghazi est un ancien militaire, fondateur et responsable d'une société de sécurité privée employant d'anciens soldats, a-t-on appris de sources spécialisées dans les milieux de sécurité privée.

Agée de 47 ans, la victime avait fondé en 2003 la Secopex, qui se présente sur son site internet comme une "société d'appui stratégique et opérationnel" et est installée à Carcassonne.

Contactée par l'AFP, la Secopex a reconnu avoir des hommes présents à Benghazi mais s'est refusée à tout autre commentaire. Quatre autres Français ont été arrêtés.

La victime, Pierre Marziali, fut sous-officier chez les parachutistes du 3e RPIMa de Carcassonne.

Selon les sources spécialisées dans les milieux de sécurité privée, les activités de la société ont à plusieurs reprises suscité l'intérêt des services de renseignement français, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et la Direction de la protection de la sécurité de la Défense (DPSD).

En 2008, dans un entretien avec l'AFP, Pierre Marziali affirmait que sa société était capable de "lever 2.000 personnes mobilisables" dans une quarantaine de métiers allant des plongeurs, linguistes ou pilotes d'avions et infirmiers.

Il avait alors annoncé avoir conclu un contrat avec les autorités somaliennes pour lutter contre la piraterie maritime, avec notamment "la création d'une unité de garde-côtes" et "la formation de la garde" du président Abdullahi Yusuf Ahmed. Mais aucune activité concrète ne semble en avoir découlé, a affirmé une des sources interrogées par l'AFP.

Selon une de ces sources, M. Marziali avait un rendez-vous avec des responsables des rebelles libyens à Benghazi, rendez-vous auquel il ne s'est jamais rendu.

Si les activités de conseil et de formation militaires sont autorisées, la fourniture de mercenaires à l'étranger est interdite par la loi française.

la secopex

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Entre le 05 mai 2011 06h00 et le 12 mai 2011 06h00, la France a réalisé près de 230 sorties :

110 sorties attaques au sol (Rafale Air, Mirage 2000-D, Mirage 2000N et Mirage F1 CR / Rafale Marine et Super-Etendard Marine),

56 sorties de reconnaissance (Rafale Air, Mirage F1 CR et Rafale Marine / Reco NG),

20 sorties de défense aérienne (Mirage F1CR depuis Solenzara et Mirage 2000-5 depuis La Sude, en coopération avec le Qatar),

12 sorties de contrôle aérien (E3F et E2C Hawkeye),

29 sorties de ravitaillement (C135 et Rafale Marine)

En outre, depuis le 05 mai, les frappes des aéronefs français ont permis de neutraliser une cinquantaine d'objectifs, dont :

une quinzaine de véhicules militaires parmi lesquels treize chars de bataille dans la zone de combat d'Adjabya,

une demi-douzaine de pièces d'artillerie dont deux lance-roquettes multiples dans les régions de Misratah et Yafran,

deux sites de commandement, dans les régions de Syrte et de Tripoli,

une trentaine de bâtiments de stockage de munitions ou de véhicules, dans les régions de Tripoli, Zintan, Syrte et Misratah.

 

Lire la suite : Libye : point de situation n°25

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Les cloches sonnent aussi à Kaboul - Itinéraire d'un soldat de Dieu

Résumé

Depuis de nombreux siècles, des prêtres ont accompagné des soldats sur des champs de batailles.

Après avoir servi sur la plupart des lieux de conflits où est présente actuellement l'armée française et au terme de deux missions de six mois en Afghanistan le père Ducourneau retrace dans ces pages, dont l'impact et la densité s'accroissent d'étape en étape, le quotidien de la vie d'un aumônier, les différentes facettes de sa spiritualité et de son apostolat, le sens de la présence - parfois incomprise et contestée - d'un homme de Dieu sur des terrains de guerre.

On découvre dans ce récit l'origine étonnante d'une vocation au sacerdoce qui conduit un prêtre à partager, sans porter d'arme, les conditions de vie éprouvantes et dangereuses de soldats qui risquent leur vie à chaque mission. Un livre qui montre, comme le souligne Mgr Le Gal dans sa préface, "quelle contribution limitée mais précieuse, peut apporter un aumônier militaire pour "humaniser" la guerre en "évangélisant" ses acteurs afin d'en faire, ultimement, des artisans de paix au prix, le cas échéant, de la contrainte des armes".

Les cloches sonnent aussi à Kaboul, itinéraire d'un soldat de dieu, Editions des Béatitudes, préface de Mgr Le Gal, postface du COL Jérôme Goisque, 368 pages, 17 euros.

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Nous vivons dans une société qui est en train de perdre ses curés et ses militaires

 

A la Une Idées : Point de vue = Une société sans armée, c'est une nation sans politique

Nous vivons dans une société qui est en train de perdre ses curés et ses militaires, pour leur substituer imans et policiers. Ne s'en étonnent que ceux qui nient l'inversion démographique en cours et l'impératif de sécurité face à la délinquance et la menace terroriste.

Or, si la bascule démographique nous interroge sur notre identité nationale, la disparition du militaire du paysage sociétal s'inscrit dans le primat de l'intérêt individuel sur l'intérêt collectif, en l'occurrence la sécurité générale du territoire et de la communauté nationale à moyen et long terme.

Les politiques, confrontés à l'immédiateté des menaces internes, à la guerre économique et à la dette publique, leur donnent une priorité absolue tandis qu'ils détricotent allégrement, à coup de réformes successives, l'outil militaire et le budget qu'ils ont pourtant voté, et ce dans une indifférence totale qui ignore délibérément les appels des Cassandre alertant sur une éventuelle surprise stratégique considérée au demeurant comme une coquetterie de langage propre aux experts, autoproclamés ou non.Cette indifférence, douloureusement vécue par les militaires qui ont bien pris conscience de leur déclassement vertigineux dans la hiérarchie des soucis de nos concitoyens, a de multiples causes. En exergue, la méconnaissance abyssale des armées, de leurs capacités, de leur fonctionnement, tant chez les responsables politiques que chez nos concitoyens pour lesquels, depuis la suspension de la conscription, ces armées sont une véritable "boîte noire".

La complexité des opérations modernes de gestion de crise n'en facilite certes pas la compréhension. Par ailleurs, ces opérations "extérieures" au territoire national, souvent bien lointaines et aux enjeux non évidents, souffrent d'une légitimité contestable puisqu'elles ne mettent pas en jeu nos intérêts vitaux et résultent de choix politico-diplomatiques régaliens englués dans le multinational et par définition critiquables. Désormais outil d'influence plus que de défense, la force armée est un instrument parmi d'autres, dont la spécificité est de plus en plus contestée comme en témoignent la victimisation et la judiciarisation croissantes lorsque des pertes sont subies. Cette fragilité des décisions prises sans pratiquement en référer à la représentation nationale induit, dans le contexte actuel, une interrogation beaucoup plus fondamentale : alors qu'il n'y a plus (provisoirement ?) de menaces aux frontières, mais aussi qu'il n'y a plus de frontières aux menaces, notre outil de défense est-il bien adapté aux enjeux majeurs de demain et après-demain? En d'autres termes, quelle armée, pour quelle défense ? Alors qu'en dehors de la vieille Europe, la quasi-totalité des grands Etats réarme, alors que se multiplient les causes potentielles de conflits violents sur une planète dont il va falloir redistribuer les ressources essentielles, le moment est sans doute venu, en particulier dans le cadre de la prochaine échéance présidentielle, d'interpeller avec force nos politiques et nos concitoyens sur une problématique, certes bien éloignée de leurs soucis quotidiens, mais qui engage leur survie et celle de la cité à plus ou moins court terme. Il faut à ce propos refuser le recours incantatoire à une Europe de la Défense qui n'existe pas et n'est pas près d'exister car, dans tous les Etats, la Défense est au coeur des responsabilités régaliennes et engage leur survie physique et celle de leurs citoyens dès lors que les intérêts vitaux sont menacés.

CRÉATION D'UNE GARDE NATIONALE ? Parmi les pistes de réflexion ayant vocation à faire débat, le rôle des armées, et en particulier des forces terrestres, sur le territoire national devrait faire l'objet d'une nouvelle réflexion, car, si le politiquement correct a fait de cette question un tabou sulfureux,

l'exemple des révolutions récentes en Tunisie ou en Egypte montre l'importance de forces armées gardiennes de valeurs pérennes dans la maîtrise du chaos. Une question subsidiaire est l'éventuelle création d'une Garde Nationale permettant une certaine mobilisation des citoyens pour une cause qui les concerne directement.

 

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