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Le reporter photographe Jean Péraud du SPI (Service Presse Information) lors de l'ouverture de la route entre Diên Biên Phu et le centre de résistance du sud (colline "Isabelle").

 

 

sont de toutes les opérations en Indochine. André Lebon, Lucien Millet, Lyliane Veyrenc, Gérard Py ou encore Pierre Schoendoerffer sillonnent les rizières, la brousse et la jungle aux côtés des combattants dont ils sont chargés d'immortaliser la geste. Ce ne sont pourtant pas seulement des témoins et encore moins des journalistes, mais bel et bien des soldats de l'image. Pierre Schoendoerffer, qui rêvait de devenir cinéaste, et qui s'est engagé à 23 ans pour couvrir le conflit indochinois revendique ce statut de soldat : « On était des leurs, partageant la même ration, la même pluie, le même soleil et les mêmes balles ».

 

Ces images, parfois d'une grande beauté esthétique, seront ensuite montées, et, accompagnées d'un commentaire, serviront à alimenter des films d'actualité dont le but est d'expliquer la guerre aux Français, de la justifier, de la légitimer. Mais les Français s'en moquent : ce conflit colonial à 13 000 km de la métropole les laissent tout simplement indifférents. Sur le front de la communication, la bataille paraît mal partie. L'armée croyait pourtant au pouvoir souverain de l'image. Les images ne disent toutefois pas tout et ne disent pas forcément la vérité. Certes, elles parlent, mais elles sont aussi une construction, une mise en récit. C'est ce récit de la guerre d'Indochine, à hauteur d'homme, les pieds dans l'eau de la rizière, telle que l'ont vécu des dizaines de milliers d'hommes et telle que l'ont présenté les opérateurs cinématographiques qui fait l'objet de ce film.

Le reporter caméraman Pierre Schoendoerffer du SPI(Service Presse Information) lors de l'ouverture de la route entre Diên Biên Phu et le centre de résistance du sud (colline "Isabelle").

Le reporter-photographe de l'armée Daniel Camus dans une tranchée de Diên Biên Phu.

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Parcours D'un Appelé  1961-1962

Note du président : un GRAND merci à toi mon cher BISSONNIER. Quelle « belle page d'histoire » ! Puisse-t-elle « donner des idées » à nos amicalistes afin qu'ils nous « lèguent, eux aussi, un peu (beaucoup) de leur mémoire » !

 

1 : Allemagne : P.P.E.O.R

Je suis incorporé le 3 mars 1961 à la caserne de Rueil-Malmaison (actuellement la caserne Guynemer qui abrite la FNAOM). Dès mon arrivée, je demande une permission exceptionnelle pour me permettre d'assister au mariage de mon frère qui est sous les drapeaux en Allemagne.

Les noces terminées, je rejoins la caserne et constate que tous ceux qui ont été incorporés en même temps que moi sont partis. Je suis habillé d'une tenue et d'une capote qui n'ont pas dû connaître le lavage depuis leur fabrication !!!Un ordre de mission et un billet de train en poche, je gagne la gare de l'Est, directionl'Allemagne, 13ème RTA, à Neustadt. Je franchis la frontière le 9/03. Les passagers allemands de mon compartiment son surpris de ma présence et encore plus de ma tenue. J'ai honte pour moi et mon pays.Peu de temps après mon arrivée au régiment, je suis convoqué par le capitaine qui m'apprend que j'ai satisfait aux différents tests subis pendant mes trois jours et que je peux suivre les PPEOR (peloton préparatoire élève officier de réserve) et peut être EMI de Cherchell. Mon frère ayant déjà effectué 18 mois d'armée et du fait qu'il n'y a jamais deux frères en même temps en Algérie, je pense que de toute façon j'ai de très grand chance de m'y retrouver, aussi autant que cela soit dans les meilleures conditions.

Je pars suivre les PPEOR au 16éme RTA à Landau. Dès mon arrivée, j'adresse au Père du régiment une autorisation de me marier, celui-ci étant prévu pour le 15 juillet prochain.Autorisation accordée. Je suis reçu aux PPEOR et admis à suivre les cours dispensés à l'EMI de Cherchell. Nous avons la visite du Général Ailleret commandant les FFA pour nous féliciter et nous faire prendre conscience des charges qui vont peser sur nos épaules en tant qu'OR en Algérie. Enfin une permission bien méritée !

2 : Algérie – EMI CHERCHELL

Je débarque du bateau « le Ville d'Alger » à Alger le 3 juillet. A l'EMI, je suis affecté à la 10ème Cie, 9ème section du peloton N°106 dont le chef de section est le Lt Malassis. Dès mon arrivée à l'école, je préviens à la chancellerie que je me marie le 15 de ce mois. J'essuie un refus net et catégorique du fait que quand j'étais aux PPEOR, l'enquête de voisinage a été effectué par la police (2ème classe) mais que maintenant que je suis élève OR, l'enquête doit être effectué par la gendarmerie. Après bien des discussions, j'obtiens gain de cause mais à la condition que ma permission soit de 3 jours aller et retour avion compris. Le 7 décembre,baptême de la promotion 106 « CROIX de la VALEUR MILITAIRE » par le Général Ailleret Cdt en chef des troupes en Algérie. Je sors 93ème sur 305 avec le grade de S/Lt et le choix d'une double affectation soit : le 2ème RIMA basé à Akbou et les trois derniers mois de mon temps au 1er RIMA basé à Satory (à côté de Versailles). Nous bénéficions d'une permission.Pendant celle-ci, mon épouse doit d'urgence se faire opérer de l'appendicite et je sollicite de mon nouveau chef de corps une permission exceptionnelle qui m'est accordée.

3 : Algérie – 2ème RIMA

J'arrive à Akbou le 4 janvier 1962 vers 12h, le colonel et les officiers déjeunent au mess et je me pressente. Le colonel me fait part de sa satisfaction de me voir et me prie de m'asseoir à la table et de déjeuner. Dés le repas terminé, une jeep (sans protection) me conduit au PC du bataillon.

Le Cdt me reçoit chaleureusement et me demande si j'ai une très bonne condition physique (1m60 – 54kg) je lui affirme que oui, en me demandant ou il veut en venir, la réponse est que je suis affecté à la 10ème Cie basée à IRIL ALI en Petite Kabylie, chef de section du commando de chasse V 69.Le même chauffeur me transporte à la Cie.Je me présente au capitaine qui me présente au Ltn commandant le commando. Le lendemain matin il m'emmène au village chez le tailleur pour faire retoucher mes tenues camouflées (tenue Bigeard). Je fais la connaissance des appelés et harkis de ma section. Le 6, nous partons en OP pour 3 jours. Le Ltn et son groupe reste avec ma section pendant que les deux autres sont ailleurs. Le soir du 3ème jour, Le Ltn m'ordonne de tendre une embuscade au col qui ouvre la route à IRIL ALI. Une première pour moi. 3 Fells sont surpris et nous tirent dessus avec des balles traçantes que nous n'avons pas. Pas de mort ni de blessé de part et d'autre. Les Fells ont réussi à s'enfuir (il doit s'agir d'une équipe de collecte des rançons infligées aux artisans bijoutiers du village d'Aït Dessene).

 

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source : Souvenirs du Colonel Fevai

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Poste Azib-Ben-Ali-Cherif.

 

Je suis arrivé au PC du « 2' de Marine » en octobre 1960 à l'issue du stage de pelfectionnement de Philippeville.Le PC du 2 était à Akbou en Kabylie. Je devais rejoindre le commando V 63 (commando de chasse)

administré par la 1" compagnie à Tizi N'Slib, capitaine Dupuy.Le commando V 63 commandé par le lieutenant Mougin, était installé au village de Chelatta, à 2 km du PC de la 1" compagnie.Le commando V 63 du lieutenant Mougin avait trois sections:- sous-lieutenant (réserve) de Juglart;- sous-lieutenant (réserve) Berger;- adjudant Bompart.Le lieutenant Daufresne (promotion Saint-Cyr: Bugeaud) rejoignit en janvier 1961 et prit la 1" section. Le lieutenant Mougin fut muté au 2' bataillon le 27 décembre 1960 et je pris à cette date le commandement du V 63.Ce commando était sous les ordres tactiques du GCCA alors commandé par un futur Chef de Corps du « 2 », le lieutenant-colonel Delayen. Dans ce cadre, le V 63 intervenait sur toute la Kabylie; entre autres à l'ouest de Bougie dans la région de Mindjou et dans la vallée de l'Akfadou. Les missions étaient de 4 à 7 jours, soit en commando isolé, soit en actions concertées avec d'autres commandos (27' BCA, etc.). Son rôle le plus fréquent était de déceler les mouvements des « FEL » pour les livrer aux artilleurs ... aux aviateurs ... et éventuellement aux légionnaires.Plusieurs anecdotes glanées au fil de ces missions :

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Février 1961: 1l neige ... nous partons tout de même à pied en direction du col de l'Akfadou ... Arrivés devant le massif du Zen (4 heures après) tout est blanc, plus de piste, il faut sortir la boussole ... et le massif, bourré de minerai de fel; fait le reste. En effet, il nous faut à peine trois heures pour recouper nos traces du départ après un superbe cercle de 7 heures! ... Pourtant cette manoeuvre savante trompe encore plus les guetteurs du FLN que notre commandant, et nous débouchons au petit jour dans le village de Berkeis (où nous étions passés des dizaines de fois sans rien voir). Toutes les caches sont ouvertes ... C'est la curée. Nous découvrons ce que l'opération jumelle n'avait pas trouvé: l'infirmerie de la Katiba locale avec un médecin et une infirmière métropolitains.

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Avril 1961 : Le caporal Rouleau de la 1" section marche en tête du commando. Nous traversons le Zen. Tout est calme. Aucune trace fraîche au sol. Brutalement une explosion, l'éclaireur est blessé légèrement car la grenade offensive est partie dans les branches des arbres ... Curieux? .. . en soignant le blessé, l'infirmier découvre un hameçon piqué dans la parka de Rouleau ... Nous découvrons alors une demi-douzaine de ces pièges, c'est-àdire

une grenade offensive ou défensive ficelée dans les branches au-dessus de la piste dont la goupille est prolongée d'un fil et d'un hameçon, pendant à hauteur d'homme ... Le FLN allait à la pêche ... I!!

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Depuis mai 1961, c'est l'arrêt des opérations offensives ... plus de courses en montagne. Le commando est envoyé à Alger dans le quartier Belcourt ... travail difficile et dangereux. Je suis resté à Chelatta.En juin 1961, je reçois mon affectation pour le Niger ... Je vais donc quitter le « 2 » ... très provisoirement,mais je ne le sais pas ...

Sous-lieutenant Fevai




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Classe 58 2 C 01/01/ 1959

Incorporé à LAON CIT 152 .opéré d'urgence de l'appendicite,pas fait de classe,.malgré la préparation militaire,et breveté.

Sportif coureur cycliste amateur,1 ère catégorie à 18 ans ,en 1957 _9 ème de Paris Dreux (nationale). Pas retenu pour le Bataillon!!!

Mon club de Soissons me fait venir à Margival où je peux rn'entrainer un jour après 120 kms je fait une faute de garde,pas de taule mais muté en Algérie. Le bâteau 800 gus à fond de cale "Hubert" Alger.

-la Kabylie,AKBOU 2 °R I M a • Colonel Cadoux,

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vu mon CV...dirigé sur Seddouk et le djebel Tronaa 1389 m ha !!! c'est la 12 ème Cie qui a morflée ....Cne Cordier avec mon camarade J Fourri~ril nous envoie sur le piton,une section 1/2 appelés 1/2 harkis. S/Chef Lemeu ancien d'Indo. Au poste pas d'eau,pas d'électricité ,-lampe à carbure et bougies,la nourriture montée par le mulet. Je reçois mon arme un fusil Mas 56 à lunette,-le chef vous venez 'au tir,.il fait balancer un bidon,5 sur 8 dedans çà va ouf!!!

Le village a son autodéfence,il n'y a rien à acheter.Nous sortons beaucoup.marches, fouilles ,embuscades ,pas le temps de s'ennuyer.

Sur le Tchouk le chef avec son équipe tue 3 djounouds,mes premiers morts Un prisonnier donne une cache dans une mechta,.un marsouin balance une grenade ,le chef fait entrer le gus ,il sort terrorisé ,dit qu'il a senti un pied; je rentre au poignard,deux jours après on me descend à 1' infirmerie de Seddouk pour une ictère, ai je eu peur ?

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Opération bataillon, qui ne donne jamais rien vu le remue ménage, notre section trouve des détonateurs et des documents, le chef demande de les montes au capitaine, il est sympa , car il va partir , ma section est dessous en face dévale un commando de chasse , le voltigeur arrose nos marsouins ,le Cne gueule dans la radio halte au feu ,pas de blessé , mais la peur ? !

Un lieutenant remplace, c est un ancien d'Indochine, comme Lemeu, il a vu dans ma piole que j étais cycliste, il trouve drôle que je sois ici , marcelan ch de France est a sydy aich , chez les chasseurs alpins ,

Un groupe sort le voltigeur est touché, l'hélico vient le récupérer pour l'hosto. Un ratissage en foret ,je découvre une cache sous une énorme touffe d'alfa, vide mais une cache a écrire des documents ,apport avec mon pp8,l'officier renseignements , après l'interrogatoire d'un prisonnier, donné un maquis d'aln, environ 25,le Lt accompagné du commandant Desclaux qui donne l ordre a mon chef de groupe un sergent engagé en tenue léopard de se déplacer il ne bouge pas le trouillard , avec mon pp8 je signale on y va pour fermer la fuite fells,le tireur aa52 recevra une citation. Le sergent part pour ??? le Cdt a du le sacquer .

...On quitte les préfas ,au toit en tole,40 à l'ombre au mois d ' aout mais c'était super. Pour AKBOU le PC du bataillon,mon Lt m'a conseillé de rester à la Cie d'Intervention Héliportée-,'que des Sénégalais',-sinon le piton Pour me former chef de groupe-,-il m' envoie au V 63 le commando de chasse à Chellata ,-connu pendant "JUMELLES   "côte 1621 PC du Général CHALLE .Beaucoup d'appelés volontaires là haut•,.Le 13 octobre en foret de Zen avec le stik(4 marsouins)on se fait coxér dans un talveg,'là il faut pense vite et bien pas de bravoure sauvons nos vies;le Lt MQUGIN nous sorti de la merde .. merci mon Lieutenant,le soir la bière à coulée!!! ! !

Retour à la Cie•,les Sénégalais pensaient que j ' étais engagé-,-c' est plus facile pour le commandement-..Les ordres ,-toujours être vigilant.Une opé importante,,l équipe arrive au PC du Commandant je marche en tête.-le Cdt  m'allume , si vous êtes tué vous faites tués vos hommes? Il a raison,-il m' explique que 2 capitaines du 2ème RIC;ont été tués en tête de leur Cie;en 59, barrettes sur l'épaule et méchamment i l ajoute c ' était du maintien de l 'ordre C' est un bon Cdt,.merci Aussitot' ' j ai été nommé c/Chef-. Suite à un héliportage on pose où tout est cramé , le napalm est interditj•mais des paras ont été tués avant le sol?donc sanction normal oui il faut les bidons-de deviens soldat ~

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Le Cl CADOUX a passé le commandement au Cl Charrier.

Le 9/ 12/1960',le Général de GAULLE visite encore AKBOU,.il était déjà venu .Convoqué chez le Colonel,-j ' ai de bonnes notes-" il me propose de rengager et de faire l ' école de Strasbourg, un c/c a réussi S/Lt   moi je voudrai faire coureur cycliste.(j ' ai signé un an chez  Peugeot et arrêté suite au Circuit des Ardennes .. des médailles mais plus la santé .

Visite de madame Delattre de Tassigny aux blessés,-moi je suis que malade Sur un accrochage ,,Léon le voltigeur est blessé ,Turpin recevra une citation à la Cie  .   2 prisonniers sont retrouvés pendus dans les douches ! !

Nous sommes en zone interdite, un village Tachoef à été évacué .-les habitants mis en camp de regroupement.. Marche de nuit arrivée pour un chouf ,•en soireé, un mousse

be monte dans 1e village fait demi tour et se sauve ; C ''était leur façon de faire pour savoir si nous étions là .. Le chef me donne l'ordre de l'abattre,-7 fells seront tués;notre section fait des jalous.

 

Suite à 1'operation"Jumelles" commandée par le Général CHALLE,de juillet 59 à avril 60;-qui a abattus 2250 combattants de l'ALN ;il n'y a plus Katibats ;mais il reste des groupes de 25 ALN très dangereux.

Pour la convalescence,je pouvais aller à Sétif,-je suis resté à Seddouk le Lt medecin était super.Retour sur le piton;le chef nous désigne pour le peloton d'élèves caporaux.... Lebozec et moi nous acceptons j'ai 18 mois d 'arrnée.

Nous sortons caporaux du 1/2 RIMa,àprès 3 semaines intensif...Chef d'équipe je change mon Mas 56 ,pour une Mat 49;toujours les embuscades La Cie quitte Trouna,pour un beau village Ihgil Ali .. une infirmerie,une poste,un monastère moniales.

Opération bataillon, qui ne donne jamais rien vu le remue ménage, notre section trouve des détonateurs et des documents, le chef demande de les montes au capitaine, il est sympa , car il va partir , ma section est dessous en face dévale un commando de chasse , le voltigeur arrose nos marsouins ,le Cne gueule dans la radio halte au feu ,pas de blessé , mais la peur ? !

Un lieutenant remplace, c est un ancien d'Indochine, comme Lemeu, il a vu dans ma piole que j étais cycliste, il trouve drôle que je sois ici , marcelan ch de France est a sydy aich , chez les chasseurs alpins ,

Un groupe sort le voltigeur est touché, l'hélico vient le récupérer pour l'hosto. Un ratissage en foret ,je découvre une cache sous une énorme touffe d'alfa, vide mais une cache a écrire des documents ,apport avec mon pp8,l'officier renseignements , après l'interrogatoire d'un prisonnier, donné un maquis d'aln, environ 25,le Lt accompagné du commandant Desclaux qui donne l ordre a mon chef de groupe un sergent engagé en tenue léopard de se déplacer il ne bouge pas le trouillard , avec mon pp8 je signale on y va pour fermer la fuite fells,le tireur aa 52 recevra une citation. Le sergent part pour ??? le Cdt a du le sacquer .

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Comment le 2 Rima est resté fidele a la france?

j'etais  ce jour la a la section de commandement du V 63 a chellata,le jeudi 20 avril (c'est le jour anniversaire de ma mere)


le lieutenant FEVAY nous rassemble sans vivres et nous prenons position au col des chenes,ce n'est pas dans nos habitudes de rester aussi pres du poste pour la nuit;je sen·tais que ,quelque chose se passait mais le lieutenant reste silencieux,a 6heures 30 -il me dit de brancher la radio,et a 7 heures nous entendons ici radio france et le message des generaux,sauf salan qui etait absent et a rejoint les premiers plus tard,apres ce message le lieutenant nous expose la situation,nous nous concertons et je demande en premier a mes harkis ce qu'ils en pensent?1ls me repondent :on fait comme toi!et la je rejoint le lieutenant et je dis

je suis aux ordres mon lieutenant !

lesquels ?

 

les votres mon lieutenant !!


le lieutenant appelle ou plutot c'est moi qui appelle le pc et je dis:le commando est aux ordres!

lesquels?

les votres autorite!

et nous recevons aussitot l'ordre de rejoindre le poste et de nous preparer pour alger:je dois vous dire que nous avons commance par nous restaurer car depuis la veille l'estomac etait creux.les simca sont venus nous chercher et depart vers l'inconnu;premier objectif

zeralda ensuite sidi feruch,maison carree et pour finir rue de lyon au stade belcourt·(je suis en photo sur ie livre d'erwan bergot la guerre des appeles en algerie c est la photo 37 photo prise dans les gorges de palestro celui qui filme a gauche est le lieutenant phillipon du v 11.)
aux vues de ceci personne ne peut dire qu'ils n'etaient pas au courant car depuis plusieurs jours avant il y avait beaucoup de deplacement d'officiers superieurs dans nos postes:mais il est vrai que personne n'aurai penser a tant d'audace:

les généraux du putsch d'Alger


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EN ALGÉRIE, AUSSI,ON A SOUFFERT. »
Sur demande du président départemental, j'ai rencontré Marcel Le Sourd, blessé par balle en Algérie le 19 août 1954, adhérent
de la première heure et porte-drapeau de la section de Sérent, dont je suis le président. J'ai recueilli son témoignage puis, avec le président
départemental, nous avons co-écrit ce texte en respectant le récit de Marcet conformément à son souhait de conserver sa vérité
foce aux évènements vécus, Certaines formulations, certaines appellations sont volonta irement modifiées aFin de ménager les susceptibilités,
plus de 50 ons après.1954.« Après une rude jeunesse passée à la ferme  familiale de la Ville Guého.je passe devant le conseil de révision à la
mairie de Malestroit. comme tous les jeunes de mon age. En 1955.je rejoins le centre de sélect ion de. Guingamp: je suis dans les premiers à passer cette sélection. c'est nouveau.les classes précédentes n'y étaient pasconvoquées. Et le 19 octobre 1955, je suis appelé sous les drapeaux, je rejoins le
6 Régiment du Génie à Angers pour y faire mes classes pendant six mois.Le 1- avril 1956, comme tous les copains.je prends la direction du DTI de Marseille.Deux jours  plus tard. j'embarque sur le Ville d'Oran et débarque à Alger. le 3 avril. Le lendemain , pas de repos, je prends la direction
de Sétif, puis de Taheren Kabylie.

17_05_1958_Echo_Alger-e89e1

le ville d' Oran

LE 6 AVRIL 1956,J'arrive  DANS LE BLED _,une vieille ferme isolée dans les rochers et desservie par une piste en très mauvais étal.J'ai 22 ans: dans ce premier poste.pas le temps des'ennuyer, opérationnel dès le premier jour: patrouilles,ratissages. gardes sous le commandemenl du lieutenant Lieure. Je ne me pose pas de question. j'obéis aux ordres de mon lieutenant Le 3/  2 RIC est un régiment d·avant-garde. car nous sommes présents. jours et nuits. sur le terrain. et parfois demandés en renrort par d'autres unités pour un petit coup de main.

Je me souviens d'un après-midi. où un accrochage venait d'avoir lieu,pas loin de notre cantonnement. Très rapidement,nous arrivons sur les lieux. En
quelques minutes. nous Comprenons la gravité de la situation. L'ennemi est nombreux.Il domine la situation. Il a l'avantage du terrain.le coup est bien préparé. L' accrochage.commencé avant notre arrivée, dure longtemps.L'ennemi décroche progressivement.Très vite nous découvrons la casse: quinze
morts dans nos rangs et plusieurs blessés.Certains gisaient ça et là dans les herbes épineuses et les pierres qui auraient dû les protéger. Tous des copai ns. mes copains.La plupart étaient dévêtus. l'ennemi leur avait dérobé leurs treillis, leurs chaussures,leurs armes avant de s ' enfuir. L'ennemi laisse deux morts sur le terrain ; les autres,ainsi que les blessés. avaient probablement été emmenés avant l'arrivée des paras appelés en renfort

Terrible journée. difficile à vivre à 22 ans.Nous ramenons nos mons dans les GMC jusqu'au cantonnement. en pleurJnt et jurant de se venger.

POURTANT, NOTRE MISSION DOIT CONTINUER. Peu de jours après, nous sommes présents dans les gorges de Palestro et de Kerratha

Au mois de mars 1957,je suis muté et rejoint Akbou.PC de notre unité. Notre cantonnement se trouve à Genzet commune de l' A It·Rezine. Toujours le même scénario : embuscades, ratissages,patrouilles ... en gros,les mêmes occupations et.le même bordel .

Le 19 août 1957, au cours d'une opération décidée quelques heures plus tot par les chef. ... nous allons dans le djebel situé à quelques
kilomètres de chez nous. Arrivés sur zone, les camions s'immobilisent le temps nécessa Îre au débarquement Là. une SUJ1,riscnous nuend. En cours de débarquement des
camions. les rurales d'annes automatiques claquent. Pus le temps de se mettre à l'abri.On nous tire dessus comme des lapins. Ce
coup-Ià aussi est bien préparé ...SURPRIS PAR l'EMBUSCADE, chacun essaye de se protéger comme il le peut. Les uns derrière les véhicules. les aUlres dans les trous des talus, mais le reu ennemi est intense, notre position est loin d'être la meilleure ... Me croyant à l'abri,je charge tout de suite mon lance-grenades pour raire taire ces rafales qui me semblent à portée de tir. Malheureusement, très vite repéré.je n'ai pas le temps d'envoyer une grenade.Je ressens un choc suivi d'une douleur violente à la cuisse droite. Je viens de prendre une balle. Elle a traversé la cuisse de l' avant à l'arrière.Devant celle situation. je ne panique pas.J'enlève ma grenade du bout du fusil, puis engage un chargeur que je vide rapidement en direction des attaquant ... La blessure devient de plus en plus douloureuse.Je ne peux plus me déplacer. Ma jambe est comme paralysée.

« Terrible journée, difficile à vivre à 22 ans. Nous ramenons nos morls dan, le, GMC ju'qu' au cantonnement,en pleurant et jurant de se
venger. »


LES COPAINS SE RENDENT compte que je suis blessé, ils préviennent l'infirmier  Ce dernier arrive aussitôt et après un rapide examen de mon état, me donne les premiers soins d'urgence : une piqûre pour aténuer la douleur.Pendant ce temps, le feu de l'ennemi est toujours intense et mes copains continuent à tirer copieusement sur un ennemi toujours invisible,Les tirent cessent. L'infirmier est resté à mes côtés. Il a de la chance, et moi aussi. car il n'y pas d'autre blessé. Dans le cas contraire,il n'aurait (KIS pu stopper l'hémorragie,car je suis resté trois heures sur le terrain,Apres l'acrrochage, l'état des lieux permet de constater  qu'il n'y a pas de dégât chez l'ennemi: pas de morts, pas de blessé laissé sur le terrain, Pour moi l'attente est  longue.Je suis entouré de l'infirmier et des copains qui me remontent le moral. Ils parlent de mon évacuation, qui semble poser quelques problèmes. Je comprends immédiatement :la nuit approche, l'hélicoptère ne peut  pas venir me chercher. Mon évacuation  sc passe par ambulance, mais il faut ouvrir la route qui peut êlre minée. La route  est longue, le confort n'est pas d'actualité. mais j'arrive enlin à l'infirmerie  d'Akbou où des soins complémentaires me sont donnés avant de passer une terrible nuit.JE SUIS Transféréa À BOUGIE, puis à Sétif. où je reste quelques semaines. Beaucoup de docteurs m·examinent. On m'évacue sur Alger en vue de mon transfert  à Marseille.De Marseille je prends le train  pour Paris.puis pour Nantes. Ces nombreux dép[acements me fatiguent l énormement . J' ai des difficultés à marcher, surtout pour monter et descendre les escaliers. Les semaines en convalesence a l 'hôpital militaire de Nantes me remonte le moral  car je ne suis pas loin de Sérent.je suis bien soigné. Je profite, enfin  d' une permission d'un mois et demi.Pour retrouver ma famille à Sérent. Je souffre toujours autant. Je n ai pas d autre solution que de supporter cette blessure.J' en  ai marre de cette situation. Je sais bien qu'un jour je dois repartir là-bas.A l'ISSUE De Congés qui m'ont redonné un peu le moral.je reprend~ ma valise pour rejoindre mon régiment Comme la première fois. direction Marseille puis Alger. Mais là. compte tenu du peu de temps qu'i l me reste à faire. retour à Nantes pour être libéré de mes obligations militaires, le 13 decembre  1957, "après 26 mois au service de ma patrie. Pour être honnête, je l'attendais depuis longtemps cettee libération.À la suite de cette  blessure au combat, et peut-être au regard de mon sang froid face à l'ennemi,j'ai reçu une citation à l'ordre de la brigade avec attribution de la croix de [a valeur militaire avec étoile de bronze. Moi.Marcel Le Sourd, cultivateur à la ferme familiale de Sérent,j'ai été décoré par le généra Giraud , commandant de la 19" DI dela zone ouest du Constantinois.

RETOUR À LA VIE ClVILE  RETOUR DIFFICILE. Je passe des examens médicaux. beaucoup d'examens afin de définir le taux de handicap qui précède une pension d' invalidité à vie. Ils n' ont pas été généreux: 25 %. La blessure est toujours presente. la douleur n'est pas prise en compte. Je souffre énormément.Par période. je ne peux pas me déplacer. Malgré cela.je me dis quej'ai eu de la chance.je suis vivant La balle est passée a quelques millimètres de l'artère fémorale sinon avec l' hémorragie et les délais d·évacuation ... j'aurai pu y rester comme beaucoup de mes copains. ,.

 

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Nota: toutes ces photos sont de Guy NAVEAU (sous-lieutenant, chef de la 3ème section, 9ème compagnie, 3ème bataillon du 2ème RIC. Algérie / Petite Kabylie / Année 1957-1958).

1enfants_kabyles_jouant_dans_les_champs

enfants kabyles jouant dans les champs.

 

2_le_poste_d_Akrouna_la_vallee_de_la_Soumann_les_neiges_du_Djujura.

le poste d'Akrouna, la vallée de la Soumann, les neiges du Djujura.

 

 

 

l'éperon rocheux de Guelaa

3

l'école française brûlée par le FLN et un camion réparée par nos soins.

le poste de Guelaa

un canon de 105

ravitaillement par parachutage venant de Télergma

intérieur du poste de Guelaa

patrouille et contrôle au village de Bel Ayel

aperçu de la piste Bordj Boni - Guelaa

 

la falaise de Guelaa

le marché de Guelaa

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contrôle d'identité sur les bords de la Soumman (SLT Guy NAVEAU)

visite du chef de corps en HL SIKORSKY

le poste de Bordj Boni et sa DZ

retour vers la France (au fond, la Casbah d'Alger)

l'école à Akourma


 

la 3ème section à Akourma

la 3ème section à Guelaa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bonjour,

Depuis 2 années je mène des recherches sur les dernières Bases Françaises en Algérie. Et plus particulièrement la Base Aérienne de Bou Sfer.
 
Durant le premier semestre 1967 les Bases du sud Saharien ont été évacuées : Colomb Bechar, Reggane, In Amgouel, In Ecker. Au cours du second semestre 1967 les Unités de la Base de Mers el Kebir ont été rapatriées, par ex. Le 1° REC ira à Orange, le 2° REP en Corse, le 22° BIMa, le 10° GAMa, le 45° BAGA, etc...
 
La Base Navale de Mers el Kebir sera remise aux Algériens en janvier 1968. Restera en Algérie la seule Base Aérienne de Bou Sfer. Le commandement décidera d'envoyer à Bou Sfer des compagnies tournantes durant 4 mois afin d'assurer la protection de la Base Aérienne, avec des Cies des Unités du : 1° RIMa, du 3° RIMa, du 3° RPIMa, du 2° REP, du 1° RCP, du 1° REC  etc... (recherches en cours).
 
Au cours de ces recherches, j'ai appris que des éléments du 2° RIMa ont été envoyés sur la Base Inter Armes de Mers el Kebir durant les années 1965 / 1967.
 
Pour mémoire la Base Stratégique de Mers el Kebir a été créée à la fin de l'année 1962 (après les accords d'Evian).  Au début elle était commandée par un Amiral. Durant les années 1964 à 1967 elle était commandée par un Général de Division avec des Adjoints Terre / Air / Mer.
 
Ma question au sujet du 2° RIMa :
Durant quelle période le 2° RIMa a t-il envoyé un Détachement à Mers el Kebir.
 
Quel était l'importance de ce Détachement, 1  Compagnie  ?  1  Bataillon ?
 
D'avance merci. Cordialement.
B.Ballanger
 
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NB - La Base Aérienne de Bou Sfer sera évacuée à la fin décembre 1970.
 
 
PS : que ceux qui auraient des éléments de réponse, veuillent bien les transmettre à monsieur BALLANGER. Merci à vous. Colonialement. Le président.

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