Sources : EMA

Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants

 

Dimanche 30 janvier. Le battle group Richelieu, basé à Tora, est engagé en premier : une compagnie est héliportée à proximité du village de Pashakari, à quatre kilomètres au sud de la ville de Tagab. Sa mission : investir le village, le fouiller et le tenir pendant 48 heures. Pendant ce temps, plus au nord, un kandak (bataillon de l'ANA) déploie un dispositif de couverture pour empêcher les insurgés de rentrer dans la zone d'action.

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Un peu plus tard, alors que le GTIA Allobroges se déploie au sud de Tagab, une colonne blindée fait mouvement vers Pashakari pour renforcer la compagnie héliportée. L'arrivée de ces renforts déclenche une réaction des insurgés : premiers tirs de harcèlement contre la force. En fin de matinée, une prise à partie dans le village blesse un maître-chien de la section de fouille opérationnelle. Rapidement évacué vers l'hôpital militaire de Kaboul, son état n'inspire pas d'inquiétude. La mise en œuvre des appuis aériens fait cesser les actions de harcèlement menées par les insurgés. Dans le village, les fouilles se poursuivent toute la journée : une soixantaine de compounds et près de 100 mètres de conduits d'adduction d'eau, les carèzes, sont inspectés au peigne fin.

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Lundi 31 janvier, sur l'axe principal de la vallée. Il fait encore nuit lorsque les policiers afghans (ANP) et leurs mentors français des POMLT (police operational mentoring and liaison teams ) installent leurs check points à l'entrée et à la sortie de la zone d'action. Leur mission : filtrer la circulation et prévenir toute infiltration de renforts.

Au même moment, deux compagnies du battle group Allobroges s'engagent en direction du sud, le long de l'axe Vermont, pour fouiller des sites suspects identifiés et pour tenir les carrefours.

En fin de matinée à Mobikhel, le kandak 3 est pris à partie. Le contact est bref mais un des mentors français est touché par un tir d'AK 47. Immédiatement pris en charge, il est évacué sur l'hôpital militaire de Kaboul. Deux show of force menés par une patrouille mixte Mirage 2000 / Mirage F1CR dissuade les insurgés de poursuivre leur action. La situation est tendue mais plus aucun coup de feu ne sera entendu dans la zone.

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Retour dans les environs de Pashakari où le battle group Richelieu poursuit ses fouilles en remontant vers le Nord. La fin de journée approche. Les barrages filtrant sur les axes sont levés. Les bataillons installent leur dispositif pour la nuit. Chaque compagnie surveille son secteur.

Un peu plus tôt, un renseignement fourni par les forces de sécurité afghanes a indiqué qu'un leader insurgé a quitté Pashakari avec un groupe de combattants lourdement armés pour se réfugier plus au nord, d'où il coordonne l'action contre la coalition. Immédiatement, l'état-major de la task force La Fayette décide d'exploiter cette information et de monter une opération pour capturer le chef insurgé.

L'opération commence vers 18h00. Deux compagnies rejoignent un point situé à quelques centaines de mètres de la cache. Les militaires observent plusieurs hommes armés sur les toits et dans la maison, leur cible semble bien là. Les hélicoptères Tigre repèrent et neutralisent les sentinelles placées aux abords du compound. Le dispositif se resserre autour du refuge. Il est 23h00, l'assaut est lancé.

Richelieu entre dans la maison sous le feu ennemi. La riposte est immédiate et précise, les insurgés rendent leurs armes. Sept individus sont appréhendés. Parmi eux, un combattant armé de deux AK 47, portant plusieurs chargeurs et grenades : c'est bien le chef insurgé recherché. L'intervention aura duré un peu moins de quatre heures. Aucun soldat français n'a été blessé.

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1er février 2011, l'opération se poursuit. Le kandak afghan et le battle group Richelieu tiennent ensemble le sud de la zone d'action, poursuivant la fouille systématique des compounds. En fin de matinée, les soldats afghans découvrent encore 2 IED (engins explosifs improvisés) sur la route qui mène à un poste avancé français.

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Dans la zone de responsabilité du battle group Allobroges , le long de l'axe principal reliant le sud au nord, l'ANP et les POMLT patrouillent et fouillent eux aussi les compounds où des armes et des matériaux servant à la fabrication d'IED peuvent être cachés. Près de la position du kandak 3, trois insurgés, armés, sont repérés et neutralisés par une patrouille mixte (un hélicoptère Tigre et une Gazelle Viviane ).

Le 02 février, alors que les opérations de contrôle du terrain se poursuivent, un élément du battle group Allobroges, en appui d

'un kandak afghan, est touché par un IED. Un VAB (véhicule de l'avant-blindé) sanitaire est touché, avec quatre militaires à bord. Deux d'entre eux sont légèrement blessés et évacués sur l'hôpital militaire de Kaboul.

Mais, peu à peu, les insurgés perdent leur combativité : une dizaine d'entre eux est capturée par le kandak 3 lors de l

a prise d'un compound en début d'après-midi. Toute la journée, les forces françaises et afghanes poursuivent leurs missions de contrôle de zone, de fouilles et de check-points .

 

 

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source defense.gouv

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Les 25 et 26 janvier 2011, le kandak (bataillon) 24 de l'Armée nationale afghane, une compagnie d'infanterie et l'escadron blindé du battle group Richelieu ont effectué une mission de reconnaissance de zone à l'entrée de la vallée de Bedraou, en Kapisa. Objectif de cette opération, appelée Koumac : reconnaître les principales pistes et prendre contact avec la population.

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Dans la matinée du 26 janvier, la coalition reconnaît les principaux axes routiers, qui, en majorité, restent des pistes de terre, rencontre la population et fouille des compounds . Les premiers comptes-rendus qui remontent du terrain vers le poste de commandement reflètent un déroulement normal des reconnaissances : la population est calme et vaque à ses occupations.

Un peu avant midi, un obus de mortier est trouvé. Au même moment, une détonation : un groupe de militaires français chargés de fouiller une maison à proximité de Shatoray est pris pour cible par les insurgés. La riposte est précise et immédiate. Les tirs ennemis cessent.

Jusqu'au milieu de l'après-midi, le silence reprend ses droits dans la vallée. Vers 15h00, à nouveau, le kandak 24 et ses mentors français des OMLT sont pris à partie à l'arme lourde, un peu plus au nord du village de Shelwatay. Une fois encore, la riposte est rapide, précise et efficace.

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Mais la mission n'est pas terminée et, lors du désengagement, nouvel incident : un char AMX 10 RC déclenche l'explosion d'un IED (improved explosive device – engin explosif improvisé). La zone est immédiatement sécurisée et l'équipage, très légèrement blessé, peut alors être transféré par hélicoptère à l'hôpital militaire français de Kaboul.

Sur le point de regroupement, debriefing de l'opération : Koumac s'est globalement bien déroulée, les reconnaissances ont été menées dans de bonnes conditions et l'objectif a été atteint. La population n'a pas manqué de constater notre détermination à venir à son contact et notre capacité à maîtriser les actions insurgées.

Sources : EMA

Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants

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