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Mourir pour l'Indochine

Tu étais mon ami ! Ensemble, nous sommes partis !
Parcourant les mers, voguant vers l'Indochine
Pataugeant dans les rizières, la jungle de Cochinchine,
Pour défendre là-bas la France et son Empire.
Sur les bancs de l'école, j'avais entendu dire :
Prestige d'un peuple, l'orgueil d'une nation.
Dans la fournaise, on bradait des garçons.
Tu étais mon ami ! Comme moi, t'as pas compris !
On recherchait l'ennemi qui se nommait Viêt-minh,
Patrouillant nuit et jour dans les rues de Gia Dinh.
Tu regardais, c'est sur  ces belles et jolies filles,
Ce mystérieux pays où tant de jonques fourmillent.
Nous étions tous unis, aucun ne montrait son grade
Car tous redoutaient ces terribles embuscades.
Tu étais mon ami
Soudain, j'entends un cri.
Voyant son corps sans vie et ses grands yeux meutris,
Affalé sur le sol, j'ai tout de suite compris
Que plus jamais il ne verrait d'aurore.
Je n'osais y croire mais j'espérais encore.

Dans le fracas des armes,
J'ai versé quelques larmes.
Il était mon ami et la guerre me l'a pris.
En ce lointain pays, loin des lieux de ton enfance,
A jamais tu reposes, loin de la terre de France.
A l'orée des hévéas, vous verrez une croix,
Simple distinction qui nous rappelle sa foi.
On peut y lire ceci : son nom en lettres majuscules,
Sa date de décès et son numério matricule,

"Mort pour la France"

Tu étais mon ami.
Pour sa patrie, il a donné sa vie.

 

André CLIN
à ceux du C.E.F.E.O
 
 



 
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