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Partie d'Auvours le 4 juillet, la 1re Compagnie s'installe à Mongo le 6. Dès le 11, elle nomadise dans le màssif de l'Abou Telfan.Elle alterne alors les reconnaissances en véhicules,le bouclage et le ratissage de zones. La nuit, elle tend des embuscades sur les pistes avoisinantes.

 

 

 

En remplacement des pistolets-mitrailleurs MAT 49 et des fusils MAS 49-56, elle est dotée de fusils d'assaut SIG.L'utilisation des Marmons est difficile durant la saison des pluies. Ils manquent de discrétion contre un ennemi qui se fond dans la population.

 

 

Le lieutenant Maréchaux, chef de la première section, forme alors une section à cheval.Dès le 18 juillet, les premiers chevaux sont achetés. Chacun y consacre une partie de sa solde. Rapidement, les premiers résultats arrivent...Le 12 août, la section à cheval arrive au village de Bardidal (région de Bitkine). Elle est accompagnée d'un élément de la garde nationale nomade tchadienne. A l'approche de ces unités, un Tchadien s'enfuit. Il est blessé puis capturé. Outre ce représentant du FROLINAT,deux autres rebelles sont appréhendés.Au gré des nomadisations et infiltrations, la section améliore ses procédés de combat. Le caporal-chef Idriss, arabisant d'origine djiboutienne,habillé en tchadien et monté sur son cheval, sert d'éclaireur. Précédant la section d'une heure, il recueille les renseignements.Traqués en permanence, les rebelles, même surpris, n'hésitent pas à engager le combat avec les troupes françaises

 


 

L'unité est cantonnée à Ati. C'est durant cette période que le lieutenant Gerlotto réalise le croquis du chameau coiffé de la casquette camouflée. Il s'inspire pour cela d'un paquet de cigarettes Camel. Le 7 avril, il dirige la remise en état des défenses de son poste à Ati. Le feu a été mis aux broussailles encombrant le réseau de barbelés. Soudain, c'est le drame. Une roquette de RPG qui se trouvait là est mise à feu. Elle frappe le lieutenant. Il est tué sur le coup. Le colonel Leromain, alors chef d'état-major de TACAUD, lui rend hommage avant son rapatriement vers la France. Il l'avait vu arriver jeune lieutenant au « 2 » ,alors qu'il en était le chef de corps en 1977.

L'accrochage de Dourouga (50 kilomètres à l'Est de Mongo) en témoigne. Le 24 octobre,le commandant d'unité et ses chefs de section partent en reconnaissance en Puma. A 11 heures, ils survolent une bande d'une centaine de rebelles dans un oued au Nord de Dourouga. Ces derniers ouvrent le feu. La riposte au canon de 20 est immédiate.Ce n'est qu'à 16 heures que l'héliportage des sections se termine. L'adversaire s'est esquivé en emportant ses blessés et en laissant un élément de couverture. Au moment de la fouille du terrain, une brève prise à partie a lieu. Déjà la nuit tombe ... Le lendemain matin,la fouille reprend. Un rebelle blessé est découvert, de même que deux fusils.Après avoir rejoint N'Djamena, la 1re Compagnie quitte le Tchad le 12 novembre 1978.Elle y revient dès mars 1979. La situation a évolué. Le 29 avril, un gouvernement provisoire d'union nationale a été constitué. L'adversaire d'hier, le FROLINAT, en fait maintenant partie.UneL'aventure africaine n'est pas achevée pour le « 2 ». La 2e Compagnie vient de terminer sa professionnalisation en juillet 1979. De septembre 1979 à février 1980, elle séjourne à N'Djamena. Elle y est chargée de la sécurité de l'aéroport civil et militaire. La situation est difficile. Le gouvernement d'union nationale,présidé par Goukouni Oueddeï, n'arrive pas à se former. Les communications internationales sont arrêtées. La capitale est devenue une ville morte. Le 3 janvier 1980, la missionchange. Relevée sur l'aéroport, l'unité rejoint plusieurs postes en ville. Chargée du renseignement d'ambiance dans la capitale, elle assure aussi la protection des ressortissants et de notre ambassadeur. Elle subit plusieurs attentats. Le 15 janvier, une grenade est lancée sur nos hommes à l'ambassade. Le 1re cl.Devolder, gradé de relève, cherche à localiser les agresseurs. Il est blessé par une rafale d'arme automatique.

 

 

Lieutenant Gerlotto

Né le 30 mars 1952 à Saint-Mandé, Jean Gerlotto connaît une vocation militaire précoce, due à un père officier général. Étudiant à Assas (Paris 2), il découvre lors d'une PMP sa passion pour le parachutisme. il sert ensuite naturellement au 6' RPIMa en 1973 comme aspirant, puis comme sous-lieutenant ORSA au 24' RIMa.Après l'EMIA, il choisit le 2' de Marine ou il arrive en 1977.Il incorpore une section d'engagés au profit de la 1" Compagnie pour intervenir au Tchad dès juillet 1978 puis à nouveau début 1979. Après un mois de garde à Ndjamena, sa section de jeunes part protéger Ati. C'est là qu'il mourra.Il est décoré à titre posthume de la Croix de Chevalier de la Légion d'honneur

 

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