( 1 Vote ) 

Le 27 août 1940, le Cameroun qui n'a pas accepté la capitulation de Philippe PETAlN, reçoit LECLERC et rallie officiellement la France-LIBRE.

Le Bataillon de Marche n° 5 a été formé au début de 1941 sur proposition du Commandant GARDET. Il n'a été constitué que de volontaires. A l'origine, une centaine d'européens d'active ou de réserve, composèrent les cadres et les spécialistes, avec à leur tête le Commandant GARDET.

 

L'instruction eut lieu dans un camp à 70 kilomètres de YAOUNDE, sur la rive droite de la SANAGA, en un site bien mal choisi : chaleur humide, moustiques, tsé-tsé.

dronne capitaine Dronne

Le camp fut construit par le Capitaine DRONNE, dynamique et rabelaisien, en un temps record.

Le 1er mai, le 3e bataillon du Régiment de Tirailleurs Camerounais occupe le Camp « Lieutenant-Colonel d'Ornano ».

Cinq mois d'instruction dans une ambiance de dur travail, de foi ardente, de confiance en le chef de la France Libre.

Fin septembre, le Bataillon est prêt ; il est maintenu au Cameroun pour des raisons supérieures. Il s'énerve mais, « Patience », telle est la consigne. Pour tromper son attente, il est envoyé dans le Nord à GAROUA.

Enfin, le 1er février 1942, l'ordre de départ arrive : destination le Levant : le Bataillon prend sa dénomination de guerre : Bataillon de Marche n° 5.


Le 1 cr avril, après la construction des premières cases en banco et rondins, l'élément
précurseur commandé par le capitaine DRONNE(http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/298.html)

, dont le bouc rouquin commence à
connaître la notoriété, prend possession du Camp et pousse fiévreusement les travailleurs :. Le 1 cr
mai, tout le bataillon commence le travail dans un camp flambant neuf, auquel malgré les
horrifications du Père de FRAGUIER, notre Aumônier, il ne manquera même pas le BMC
traditionnel. Les braves pensionnaires, ramassées à Yaoundé comme « vagabondes
spéciales » et pas du tout enchantées de se priver des agréments de la capitale se plaignirent
au Père d'être obligées de faire un métier qui n'a jamais été le leur, lui assurèrent qu'elles
étaient bonnes catholiques, bref « l'entourloupèrent )) si bien, qu' il les fit évader. Ce fut une
belle rigolade quand la compagnie « de service » ce jour là découvrit le complot par
l'absence ... des combattants
Sur la proposition du commandant GARDET, le commandant militaire baptise le
nouveau camp: « Camp Lieutenant-colonel d'ORNANO» en hommage au héros de
Mourzouk.

colonna_d_ornano.jpg

Colonel _d_Ornano

 

 

 

 

Le II mai à 16 heures, les trois couleurs et la flamme à Croix de Lorraine montent
joyeuses et fières au mat de pavillon de la Place d'Aunes. C'est la fête nationale de Jeanne
d'Arc et devant le bataillon formé en carré, le commandant exalte l' oeuvre de l'héroïne, la
confiance des Français Libres en leur chef le Général de Gaulle et leur espérance malgré
toute espérance.
Les yeux fixés sur l'emblème tricolore 100 blancs et 700 noirs jurent de porter les
couleurs sacrées chez l'ennemi, par le fer et le feu, jusqu'à la libération de la France et la
Victoire ... ou de mourir au combat.
Le bataillon est formé pour 2/3 des tirailleurs Sarahs recrutés récemment dans le
Nord, pour le dernier 113 d' éléments du Sud. Il compte une centaine d'Européen, officiers et
sous officiers d' active ou de réserve, tous les volontaires de la première heure, tous ardents
au travail, dévorés de l'âpre désir de se battre contre le boche ou tout autre ennemi, soutenus
par un moral solide et une foi inébranlable dans la légitimité de la cause France Libre, les
destinées de la Patrie, la confiance en leur chef et en la liberté.
Pendant sept mois, le camp Lieutenant colonel d'Ornano est une usine bourdonnante
de vie et de travail utile et gai. Pendant 7 mois se forge sans esbroufe une arme ferme et
tranchante bien trempée; en même temps entre ces hommes de toutes professions, de tous
âges, de toutes religions, chez les nou's comme chez les blancs, chez les coloniaux durcis par
le soleil et par la vie, comme chez ces gamins imberbes venus de Bretagne par Londres, se
crée cet esprit méticuleux qui est le lien des Français Libres, faisceau de confiance
37
38
réciproque, de compréhension et d'aspirations communes. Ce même esprit se crée d'ailleurs
dans les mêmes conditions sur tous les territoires de la France Libre, car il a pour fondement:
Honneur, la Haine de l'Allemand, l'Amour de la Patrie.
Les vétérans se rappelleront longtemps les attaques de la cote 501 et la cote 475 qui
marquaient la plus grande longueur de « Marsheld » disponible. Dans les grandes herbes
mouillées, les « plats ventre» étaient anlOrtis mais nombreux. Le commandant chevauchant
son haridelle « tripanosomée », trouvait toujours que c'était « mauvais» et lorsque l'exercice
avait trop duré dans le sens 501-475, il le faisait recommencer dans le sens 475-501, pour
« changer». Le mirador était sur l'alignement et à chaque manoeuvre il grimpait sur son
plateau branlant; la vue y était excellente - les « sissonghos » avaient été brûlés ou coupés -
et de là-haut les observations tombaient drues et aucune faute n'échappait à sa perspicacité.
Le préposé à son entretien, prenant sans doute en pitié les rampants, oublia un beau jour de la
consolider, et le commandant faillit se casser .... Le cou; il y eut du sport! Le commandant
voulait seulement que le Bataillon sache bien se battre.
Ce fut aussi à cette époque que furent choisis les fanions du Bataillon et des
compagnies. Il nous parut symbolique, alors que toute l'Armée française avait abandonné la
lutte et que dans l'Empire, sauf en A.E.F. - l'Armée coloniale même n'avait pas eu un
sursaut, lm geste contre l'abandon - de nous recommander des origines glorieuses de nos
très, très Grands Anciens. Nous choisîmes comme couleurs des fanions des 4 Cies, celles des
Drapeaux des Régiments des Ports, ancêtres de l' Infanterie de Marine
1 ère compagnie: Bleu Saint Malo
2cme compagnie : Noir Bayonne
3cme compagnie: Verte Brest
Cie lourde Bordeaux Bordeaux.
Extrait de la Revue SUEUR ET SANG
W 10 - 1949
En avril 1942, son instruction terminée, le BM 5 du commandant GARDET rejoint
les Forces Françaises Libres au Liban et participe à la mise en état de défense de ce pays. Le
1 cr juillet, le B M 5 remplace le BM 3 au sein de la i me BFL stationnée près d'!SMAILIA en
Egypte et se prépare à participer à la contre offensive de la Sème Armée Britannique contre

l'Afrika Korps.

lien site : lucien Grisi ancien BM 5 : ici

des photos du bm 5 sur le site mosaique : ici

LES COMPAGNONS DE LA LIBERATION DU BM 5

François, Marie ARZEL 07/07/1945 Sergent Chef BM 5

Raoul BEON 10/12/1943 Médecin capitaine BM 5

Pierre BERNARD 10/12/1943 Lieutenant BM 5

Jean, Henry, Arsène CEDILE 22/01/1946 Capitaine BM 5

Henri, Jean, Guy COTTERET 17/11/1945 Sergent chef BM 5

Georges, Etienne, Abel DELRIEU 20/11/1944 Lieutenant BM 5

Pierre, Jean, Marie HAUTEFEUILLE 20/11/1944 Capitaine BM 5

Jean JESTIN 20/11/1944 Sergent Chef BM 5

Louis LE BASTARD 17/11/1945 Lieutenant BM 5

Roger, Jean-Marie MAYLIE 28/05/1945 Lieutenant BM 5

André QUELEN 18/01/1946 Lieutenant BM 5

François, Henri, Jean SEITE 07/03/1945 Sous lieutenant BM 5

Denis, Joseph THIRIAT 17/11/1945 Adjudant BM 5

Recherchez !

Connexion

Qui est en ligne ?

Nous avons 64 invités et aucun membre en ligne

Nous sommes sur Facebook