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En Kapisa, les opérations se succèdent pour le Battle Group Allobroges et les forces de sécurité afghanes de Tagab et de Nijrab. Le samedi 19 mars 2011, plus de 350 soldats afghans et français se sont engagés en profondeur dans la vallée de Bedraou. L'opération Allobroges Mugging est lancée.

 

Cette opération consiste en une reconnaissance offensive dans une zone jusqu'alors non foulée par le BG Allobroges : la zone d'Almaskhel.

La veille au soir, le groupe commandos montagne (GCM) s'est fait déposer par hélicoptère. Après leur infiltration sur les sommets du Daraï, ils ont installé leurs postes d'observation. De leur position, ils renseignent et sont en mesure d'appuyer les soldats qui s'engagent dans la vallée grâce à des tirs longue distance.

Dès 03h00, le sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) Charlie et les policiers afghans, accompagnés de leur POMLT (police operational mentoring and liaison team), s'infiltrent à pied de Tagab jusqu'au village d'Almaskhel. Les soldats progressent, sur 5 kilomètres, dans une zone très compartimentée et urbanisée. Le vent, violent, soulève la poussière et le sable, réduisant la visibilité et les possibilités d'appui.

Le SGTIA Alpha, situé à l’Est de Korghal, surveille attentivement la progression des soldats dans la vallée, prêt à intervenir. Le Kandak 31 (bataillon afghan) quant à lui, s’installe au niveau du pont de Tagab pour assurer une couverture face au Sud.
Les soldats du SGTIA Charlie reconnaissent chaque hameau. Les fouilles d’opportunité permettent quelques découvertes. La présence des forces françaises et afghanes, qui patrouillent depuis de nombreuses semaines dans la zone verte, toute proche, semble déranger l’insurrection.

A 09h20, les deux SGTIA sont pris à partie. Les insurgés, pour marquer leur présence, effectuent des tirs de harcèlement. Les sections ripostent et poursuivent néanmoins leur progression. Par trois fois, le SGTIA Charlie est la cible de tirs, sans conséquence sur les troupes engagées.

Les premiers éléments du SGTIA Charlie arrivent prudemment devant Almaskhel. Ce village fait partie des sanctuaires insurgés de Bedraou.
Ils découvrent un village fantôme, la population refusant d’être prise dans les éventuels combats. La majorité des villageois étaient probablement acquis jusque là à la cause insurgée. Ils font partie de ceux qu’il faudra à présent convaincre.

15h00, la reconnaissance des compounds effectuée, le SGTIA Charlie se désengage vers l'Ouest. Comme souvent lors des désengagements, quelques insurgés, postés discrètement au loin, profitent du changement de posture pour tenter quelques attaques contre le dispositif, sans succès.Les tirs de riposte des chasseurs et les quelques obus fumigènes délivrés par l'artillerie permettent d'effectuer la manœuvre de désengagement. Le bruit du Tigre, qui arrive en appui, fait cesser définitivement l'action insurgée.

Pendant ce temps, le SGTIA Bravo poursuit son contrôle de zone au niveau de la passe de Jangali.

Ces opérations, conduites en Kapisa avec les forces de sécurité afghanes qui s'implantent chaque jour d'avantage dans la région, portent leurs fruits. L'axe principal est tenu et, petit à petit, les forces de la coalition gagnent du terrain sur les insurgés, soit en les repoussant toujours plus loin, soit en les accompagnant vers la voie de la réintégration qui leur est offerte.

Sources : EMA



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