source EMA

 

Ouvrir l'axe et « faire sauter les verrous ».

En action préliminaire, la Task force La Fayette met en place des appuis pour faciliter la progression du détachement d'ouverture d'itinéraire piégé (DOIP). Ce dernier à pour mission de reconnaître les axes et sentiers qui seront empruntés par les soldats des Battle group Allobroges et Richelieu quelques heures plus tard.

 

Appuyé par Vert , le sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) du BG Richelieu, la police afghane, mentorée par les POMLT (police operational mentoring and liaison teams ) pénètrent dans le village de Mirkhel.

Ils opèrent des fouilles méthodiques dans les kala (habitations locales) afin d'y déceler la présence d'insurgés et de mettre à jour les armes cachées. La progression est lente dans ces zones très compartimentées qui s'étendent sur une profondeur de 9 km.

Quelques heures plus tard, c'est le village de Payendarkhel, plus au nord, qui est passé au peigne fin par le SGTIA Rouge . Deux compagnies de l'Armée nationale afghane (ANA), soutenues par les soldats français, vont ainsi prendre en tenaille la « zone verte » pour contrôler tout mouvement le long de la route principale.

Le 15 février à 9 h00, l'axe est enfin tenu grâce à l'action conjointe du Battle Group Allobroges , venu du nord, et du Battle Group Richelieu. Leur manœuvre combinée à permis de prendre le contrôle de la zone verte. La jonction entre les deux unités se fait près du parallèle 51, symbolisée par une franche poignée de main entre les deux chefs de corps.

La présence de nombreux habitants témoigne de l'intérêt et de la confiance que la population porte envers les forces de sécurités afghanes et leurs alliés français. Cette rencontre est propice aux échanges : quels sont les besoins en denrées de premières nécessités ? Comment améliorer le quotidien ? Les renseignements concernant la présence d'insurgés sont soigneusement pris en compte pour effectuer les fouilles ultérieures, toujours en soutien de la police afghane.

Cette zone reconquise, permet à l'Armée nationale afghane (ANA) et à la Task Force La Fayette d'établir un périmètre de sécurité suffisant pour permettre la construction de postes de surveillance avec nos éléments du génie, renforcé par les américains.

Ces postes, bientôt armés par la police afghane, marquent la volonté de tenir durablement le terrain au profit de la sécurité de la population. Ils ont pour mission de contrôler efficacement la zone verte le long de l'axe

La logistique des insurgés est mise à rude épreuve. Cette semaine de recherches intensives, met au jour de nombreuses caches d'armes : plusieurs centaines de munitions, des fusils, des roquettes et du matériel de fabrication d'IED (engins explosifs improvisés) sont découverts. Ces résultats encourageant attestent que la région constituait une zone refuge pour les insurgés. Cette partie de la province, est maintenant aux mains des forces de la coalition qui compte bien ne pas en rester là !

Le lieutenant-general (UK) James Bucknall, adjoint au général commandant la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (ISAF), s'est déplacé sur le terrain afin de constater les progrès réalisés dans la zone française. Il a pu constater que la libre circulation était rétablie le long de cet axe d'importance stratégique. Le numéro deux de l'ISAF a souligné l'engagement de la France et le professionnalisme de ses soldats ainsi que l'excellente coopération menée avec les ANSF.

S'emparer et tenir l'ensemble de cet axe avant l'arrivée du printemps, était un véritable enjeu, l'apparition de la foliation aux beaux jours, rendant plus propices les actions de harcèlement des insurgés. L'échéance semble tenue.

La consolidation des acquis de cette opération est en marche. Elle reste à développer, mais la motivation des soldats afghans et français n'en n'est que renforcée.

 


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