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REPORTAGE - Les médecins militaires français interviennent au plus près des combats pour sauver les soldats blessés.

 

 

 

 

La première détonation claque dans le petit matin à peine réchauffé par un soleil timide.Et puis ça canarde dans tous les sens. Rafales de rnitrailleusesl2,7, tirs tendus des fusils d'assaut ...« Attention grenade!» hurle un caporal-chef. Elle roule sur la tôle de la bicoque, tombe juste aux pieds de quatre soldats, explose ... Tout va trop vite. Aucun des soldats ne se relève. Un sergent rampe vers eux, son opérateur radio accroché à lui comme une moule à son piquet. Il retourne un corps. Le gars gémit de douleur. «Donne-moi de la morphine j'ai mal!» Le sergent donne l'ordre de se replier. Le véhicule de l'avant blindé (VAB) est à trois cents mètres. Une autre section en appui riposte aux tirs nourris des << terroristes ». Les soldats français sont venus pour les déloger. L’accrochage est sérieux. Vaille que vaille, les soldats valides traînent leurs camarades blessés pour les mettre à l'abri.

Au milieu de la tourmente, un infirmier reste debout, griffonnant sur une tablette. Il porte un gilet jaune fluo qui le distingue du reste de la troupe. « Vous avez un soldat avec une plaie cronio-cérébrale, il est mort d'emblée. Côté blessés, un polycriblage, un délabrement de face et une plaie à la jambe. Faites ce que vous avez à faire, ne vous occupez pas de moi!» lâche- t- il calmement.

Son comportement paraît complètement en décalage au regard des combats qui continuent de faire rage.

C'est que nous ne sommes pas sur un théâtre d'opération réel, mais au camp de Valdahon, dans l'est de la France

source le figaro

 

 

 

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