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2° RIMa -1979-1980

(tirés des souvenirs de J.C GRAFFIN) - LA MAURlTANIE (1979-1980°)

Opération LAMENTIN.

 

Des forces françaises doivent participer à la formation des Cadres de l'Armée mauritanienne.Des unités d'Auvours sont envoyées sur place.Le 21 décembre, après Il jours de mer sur le TCD « LA DIVE », le détachement du 2 (! ère compagnie et le DAO aux ordres du It colonel FEVAI) arrive à NOUHADIBOU.

 

 

nouadhibou_populaire_01.jpg

 

 

Les hommes sont consignés à bord. Je suis alors adjudant d'unité de la 1 ère compagnie. Pendant la préparation de cette opération en métropole, la 9ème DIMa nous avait fortement conseillé d' installer un BMC (pouf) à l'intérieur de la base. Ceci afin de préserver

« la bonne santé » des troupes et de limiter les risques de débordement dans une ville musulmane, à la limite de l'intégrisme. Il existe bien des « bouges» dans un quartier du port, mais les risques de maladies et de rixes sont grands.Désigné pour le montage de l'opération BMC, je me dis que si j 'attends le débarquement des troupes, je risque d' avoir de la concurrence. Devant le refus catégorique

de mon commandant d'unité, le capitaine Allemane, de pouvoir aller prospecter le soir même, je décide de transgresser l'ordre de consigne.

Je demande à quelques sous officiers de la Cie: Adjt PAUGAM, les Sgts BANACHlNA, NANTEUIL, VOETGLlN, de protéger mon départ et de préparer mon retour à bord. Habillé en civil, je quitte le bord en descendant en tyrolienne par les haussières avant

de la « DIVE », légèrement dans la pénombre. Opération réussie pour rejoindre la terre ferme et me voilà à la recherche de filles potentielles pour le « Pouf».Après avoir « grenouillé» dans le quartier chaud du port, rencontré dans une boite quelques officiers de la SML du 2 arrivés 3 semaines avant nous, et pris contact avec quelques filles, je prends le chemin du retour.Arrivé à proximité du bateau, mon groupe de sous officiers m'apprend que le colonel FEVAI et le capitaine Allemane sont à la coupée devant la passerelle et que je dois reprendre

le chemin de l'aller. Le problème est que les haussières sont grosses, tendues avec une pente assez forte. De plus, des projecteurs ont été installés pour éclairer le quai de la « Dive ».Le dispositif de garde binôme - TDM et Marine - ne me laisse que peu de chance d

 e passer au travers les mailles et rapidement après 2 tentatives par les haussières, je me rends à l'évidence que la seule façon de remonter à bord est la passerelle avec certainement des conséquences fâcheuses pour moi. Tant pis! En avant, direction la coupée. Pas de faux

semblant, je passe la coupée et je croise mon CDU qui dans un silence de marbre, ouvre sa main droite 3 fois. J'ai compris, j 'en prends 15. L' opération commence bien!Un quart d' heure après, le sergent de jour vient me prévenir que je suis convoqué au

bureau du chef de détachement.En tenue de combat, je me présente. Après le salut et les présentations d' usage, au

garde à vous, je prends connaissance des faits qui ne sont reprochés et sans plus de commentaires je signe ma punition. Je n'ai jamais discuté la sanction et quelques mois plus tard, le colonel FEVAI avec un grand sourire a déchiré cette punition me disant qu'en tant

que Président des sous officiers du détachement, je devais montrer l' exemple même si l' intention était bonne

 

 

 

 

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