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Entretien valeurs actuelles du 14/07/2011

Grand artisan de la professionnalisation de l'armée de terre,le général Elrick Irastorza, son chef d'état-major, décrit l'outil qu'il a forgé.

Le 30 août à minuit,Elrick Irastorza,61ans le 29 septembre,posera son barda après cinquante années de services.Commencée sous l'uniforme des enfants de troupe à Autun,le 2 septembre 1961,poursuivie à Saint-Cyr et dans les parachutistes des troupes demarine (il fut le chef de corps du 8eRPIMa de Castres),sacarrière l'amena à la plus haute responsabilité de l'armée de terre : il en est le chef d'état major depuis juillet 2008.Il commanda aussi l'école de l'infanterie,à Montpellier,et les forces françaises en Côte d'Ivoire, en 2005. Spécialiste de la formation,le général Irastorza aura été l'un des grands artisans de la professionnalisation.Avant de«prendrede la distance » et d'écrire sur «les choses passionnantes »qu'il a vécues, il nous livre son appréciation sur l'outil de combat qu'il va léguer à son successeur, legénéral Bertrand Ract-Madoux, qui est actuellement directeur de cabinet du directeur de laDGSE.L'armée de terre est-elle en surchauffe ?Pas du tout.Je le réfute absolument.Nous ne sommes pas"au taquet".

Pendant des années, on a eu 10 000 hommes en opérations,4000en missions de courte durée, ce qui a toujours été la limite raisonnable pour durer, avec le jeu des relèves. Actuellement, nous en sommes à 7000 en opérations et 3 500 en missions de courte durée.Je leconfirme:j'en ai sous le pied !Pourriez-vous  répondre à d'autres sollicitations?Oui.Nous avons répondu en soixante-douze heures pour déployer le groupe aéromobile vers la Libye,où ces militaires font preuve d'une compétence professionnelle  dont on n'apas idée.Ce qu'ils font est techniquement très pointu et humainement très éprouvant.Et ailleurs ? Nous avons de bons soldats,courageux, généreux, modestes,aussi bien équipés que nos moyens nous le permettent, bien commandés.Ce résultat découle d'une nouvelle politique de ressources humaines que je place au coeur de tout.Laquelle ? Jusqu'à présent, on allait chercher nos sous-officiers dans le civil,puis on les formait dans notre très belle école de Saint-Maixent.Maintenant,nos soldats sont le vivier préférentiel pour ce recrutement, en symétrie avec celui des officiers, dont 70%sont de recrutement interne. Je veux qu'on arrive à la même proportion pour nos sous-officiers.Au risque d'appauvrir le système ?Non.Nos jeunes soldats ont un bon niveau scolaire,une très grande qualité professionnelle. Beaucoup sont bacheliers ou plus, venus chez nous "pour voir". Il faut puiser chez eux nos sous-officiers, dont certains deviendront officiers. L'armée de terre est un des seuls corps de l'État à pouvoir offrir une telle diagonale d'élévation par l'effort.À l'École de guerre, cette année, en sciences humaines,un quart de la promotion d'officiers est issu du rang. Notre société ignoret-elle qu'elle a de si "bons soldats"? La reconnaissance de la Nation reste un problème,mais on revient de loin. Dans les années 1970,les militaires ne sortaient  jamais en tenue.Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Les armées  sont  bien acceptées, comme

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