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PROPOSITION DE LOI

visant à établir une journée nationale du souvenir
de la quatrième génération du feu

 

 

 

 

À l’heure où les anciens combattants sont de moins en moins nombreux, il convient d’attirer l’attention de la jeune génération sur l’importance des commémorations des soldats morts pour la liberté.

En 1918, la Grande Guerre s’achève et en mémoire pour les 1 500 000 morts et les 6 500 000 blessés ou mutilés de la 1re génération du feu, la glorieuse victoire du 11 novembre est chaque année célébrée.

De la même manière, la 2e génération du feu a vu ses morts et ses blessés honorés par l’ajout des noms de ces combattants sur les monuments aux morts, par la création de monuments ou stèles ou encore par la commémoration de la victoire du 8 mai 1945 chaque année.

La 3e génération du feu, quant à elle, a combattu 7 années durant en Indochine et 8 ans au Maghreb. Et c’est en hommage aux 27 500 morts et aux milliers de blessés, que les dates du 8 juin (Indochine) et du 5 décembre (Afrique du Nord) sont désormais célébrées chaque année.

Mais il reste la 4e génération du feu qui, après 30 années de combats, d’escarmouches, d’embuscades et d’attentats n’a toujours pas de date officielle pour honorer ses tués, ses mutilés, ses blessés, ni aucun monument national dédié à leur mémoire à l’exception d’une plaque, découverte dans la cour des Invalides à Paris en juin 2006.

Aujourd’hui, les seuls témoignages du courage et du sacrifice de ces soldats viennent d’initiatives prises par les associations d’anciens combattants ou par quelques communes (pose de plaques dans certaines...).

En effet, la guerre menée hors de nos frontières, que ce soit au Liban, en Côte d’Ivoire, dans les Balkans ou ailleurs, concerne les générations actuelles et les nombreux sacrifices déjà existants sont commémorés déjà depuis plusieurs années le 23 octobre 1983, jour où 58 parachutistes français des 1er et 9e RCP sont morts dans les décombres de leur poste baptisé « Drakkar » suite à un attentat qui a réduit à néant cet immeuble de neuf étages. Au Liban, entre 1978 et 1987, la France a perdu 133 de ses fils.

Chaque année cette liste s’allonge, après l’Afghanistan, les engagements de la France dans ses diverses opérations extérieures ne peuvent qu’accroître le nombre de morts.

Depuis le 11 janvier dernier, l’engagement de la France aux côtés de l’armée malienne a déjà fait ses premières victimes.

Elles font suite à la liste des soldats français morts dans chacune des opérations extérieures :

le texte dans son intégralité  : Ici

Source : assemblée nationale

 

 

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