( 3 Votes ) 

 

 

Un bruit sourd,une explosion,un silence et une seconde qui paraît une éternité. L’air est chargé de poussière blanche et de poudre à l’odeur âcre. Sonné, le soldat E. reprend difficilement ses esprits, constate que ses mains sonttoujours là. Il a mal aux jambes mais n’ose pas baisser le regard. Enfin, la fumée se dissipe. S’offre alors à lui un spectacle de désolation. Celui d’une scène de guerre qu’il décrit ainsi: « Je distingue un mort au sol, la tête sur une marche où coulent les dernières giclées de sang, son casque a été arraché, il n’a plus son bras droit ni son gilet pare-balles, déchiré et éparpillé en plusieurs morceaux. » Il est 13 h 20 (heure GMT) ce 6 novembre 2004, le lycée Descartes de Bouaké, où est basé un détachement de la force française Licorne, vient d’être bombardé par l’armée ivoirienne. Le bilan est lourd : dix morts (neuf militaires français et un civil américain) et trente-huit blessés.

 

 

LIRE L'ARTICLE COMPLET : ICI

 

sources :Vincent Duhem

Vincent Duhem est journaliste à Jeune Afrique depuis 2012. Spécialiste de l’Afrique de l’Ouest et centrale, il couvre en particulier l’actualité du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de la Centrafrique. jeune afrique 

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

Soutenez nos Marsouins

 

 

Billetterie

 


 

Recherchez !

Connexion

Qui est en ligne ?

Nous avons 138 invités et aucun membre en ligne

Nous sommes sur Facebook