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M. LAFFAY Jean-Marc - Gérant de l’entreprise Nouvelles Frontières (Place de la Sirène. 72000 – Le Mans).

- Amicale - Bonjour Monsieur LAFFAY, vous êtes dirigeant d’une entreprise et êtes spécialisé dans le secteur du Tourisme. Mais vous êtes aussi membre du MEDEF Sarthe en qualité de Membre du Bureau, en charge des Mandats. Parlez-nous un peu de cette activité.

- J.M LAFFAY - Le Medef est une organisation regroupant des entrepreneurs et des dirigeants de grandes, moyennes et petites entreprises. Ce mouvement a vocation à représenter les intérêts des entreprises auprès des pouvoirs publics notamment, mais aussi de participer à la gouvernance des institutions paritaires et de produire des éléments d’information de nature à accompagner le développement des activités sur leurs territoires.

 

- Amicale - Nous savons que le MEDEF Sarthe, signataire d’une convention de partenariat « entreprise défense » au profit des réservistes, est un acteur actif pour réunir des employeurs et des chercheurs d’emploi, quel pourrait-être son rôle dans le cadre de la reconversion de nos militaires ?

- J.M LAFFAY - De mon point de vue, le Medef doit être un partenaire central du dispositif de réemploi des militaires en fin de carrière. Dans ce domaine, tout est envisageable, et la constitution d’un groupe de travail sur le sujet pourrait en être un développement à court terme ! Je pense également qu’une institution telle que la Chambre de Commerce et d’industrie doit pouvoir s’associer à cette démarche de territoire. Le réseau consulaire est souvent conduit par des listes d’élus constituées par le Medef. Le réseau consulaire a des services d’appui et de formation qui pourraient être une interface efficace entre le militaire en fin de carrière et l’entreprise ou le marché de l’emploi.

 

- Amicale - Ma question suivante va vous faire remonter des années en arrière, lointaines diraient certains ! Parlez-nous en quelques mots de votre passé militaire.

- J.M LAFFAY - J’ai le regret de ne pas avoir été au bout de mon rêve, puisque après avoir intégré l’école de chasse (statut ORSA), la sélection ne m’a pas retenu (7 candidats retenus sur 24 élèves pilotes). Pour autant, j’ai gardé un excellent souvenir du Service Militaire qui a suivi ce début de cursus, je l’ai effectué sur la base radar de Limonest (69). Si l’on comprend qu’il ne se justifie plus en tant que moyen de dissuasion à proprement parler, on a néanmoins perdu un véritable outil de citoyenneté et de cohésion sociale.

 

- Amicale - Aujourd’hui, que diriez-vous de cette époque, de ce qu’elle vous a apporté ? Et pensez-vous que vos choix professionnels et autres découlent de cette période ?

- J.M LAFFAY - Le service était une école du devoir. Il constituait un très bon outil de mise en balance de notre société de droits. L’intérêt général, le sens de la collectivité, la nécessité de l’ordre pour une mise en action coordonnée, autant de fondamentaux qu’on retrouve dans l’entreprise, à l’école (bien que plus assez…), etc…

 

- Amicale - Le CMFP (Centre Militaire de Formation Professionnelle) forme les militaires dans leurs phases de reconversion, à des métiers tels le bâtiment, la logistique, la comptabilité etc... Vous comprendrez que ces personnes, lorsqu’elles sortent de ce centre n’ont aucune expérience « terrain », pensez-vous que cela soit un frein au recrutement ?

- J.M LAFFAY - Ne pouvant parler d’expérience pour tous ces métiers, toutes nos entreprises, je ne peux qu’apporter une réponse générale. L’entreprise a des règles qui ne sont pas celles de nos armées, mais les valeurs qui se dégagent d’un militaire de carrière sont généralement très appréciées des employeurs. On peut imaginer que le cursus des CMF pourrait prévoir une mise en situation dans l’entreprise, tout comme on pourrait imaginer l’externalisation (totale ou partielle) des CMF vers des centres de formation agréés par les Armées. A ce titre, les CCI pourraient être un partenaire de choix !

 

- Amicale - Existe-t-il, au sein du MEDEF, un pôle spécifique ou une personne qui saurait écouter et orienter ces hommes et ces femmes dans leur parcours de reconversion ?

- J.M LAFFAY - La représentation territoriale du Medef est trop peu nombreuse pour dédier une ressource spécifique à cette attente. Néanmoins, le Medef/Sarthe saura toujours écouter des demandes spécifiques, et le cas échéant, renvoyer vers les services ou les contacts les plus qualifiés pour apporter des réponses. J’insiste, mais là aussi, une CCI a des Services supports (Création/Reprise d’entreprises, Formation, Réseaux d’entreprise, etc...) qui peuvent compléter le dispositif du Medef et de ses branches.

 

- Amicale - Quelle image avez-vous du militaire ? Quel est le premier cliché qui vous vient à l’esprit ?

- J.M LAFFAY - Je suis assez ouvert d’esprit pour m’interdire tout cliché ou a priori. Force est de constater cependant que les notions de discipline, de sérieux, d’engagement, portent à un sentiment de confiance assez spontané.

 

- Amicale - Quelles sont, à votre avis, les qualités qu’un militaire possède ?

.- J.M LAFFAY - Je viens d’y répondre pour le comportement en quelque sorte, et je suis certain qu’un bon nombre de spécialisations et/ou métiers développées au cours de l’engagement militaire trouveront à satisfaire les recruteurs

 

 

- Amicale - Vous êtes aussi chef d’entreprise, et lorsque vous recrutez un personnel, vous essayez de découvrir la mentalité du postulant et je pense que mille questions chahutent votre cerveau. « Est-il vraiment comme il se décrit, puis-je lui faire confiance, a t’il menti sur son CV… » ? Comment un candidat peut-il inspirer confiance à la simple lecture de ces documents ou lors d’une rencontre ?

- J.M LAFFAY - Autant d’attitudes que de lecteurs de CV… Le seul conseil que je pourrais donner en la matière, c’est de mettre en perspective celles de ses qualités et expériences qui répondent dans l’instant à une offre d’emploi spécifique. Une sorte de « viser juste ». Pour ce qui est de l’entretien, du contact humain, il est bon de se mettre en situation préalablement. Il est parfois utile en changeant d’environnement de se préparer à « arrondir » certains angles !!!

 

- Amicale - Quels doivent être les éléments importants à faire figurer dans un CV et lettre de motivation ?

.M LAFFAY - Il faut se présenter comme une solution aux attentes de l’employeur. Bien comprendre les attentes d’un poste, d’un environnement métier, de ce qui peut relever de la culture d’une entreprise sont des préalables indispensables. Cela peut relever d’aptitudes techniques comme du comportement lors d’un entretien.

 

- Amicale -   Qu’attendez-vous d’une première rencontre avec un postulant ?

- J.M LAFFAY - Qu’il réponde pour le moins à mes attentes immédiates. Pour le mieux, qu’il recèle les qualités d’adaptation propre à accompagner l’entreprise dans ses évolutions incessantes.

 

- Amicale -  Si vous aviez un conseil à donner à nos camarades, quel serait-il ?

- J.M LAFFAY - Se préparer. Je sais que c’est ce qu’il font tout au long de leur carrière militaire, mais le monde professionnel civil a ses codes spécifiques. Il convient d’habiller les compétences acquises durant le service d’une « rondeur » plus communément admise dans l’entreprise.

Merci M. LAFFAY pour la richesse de vos commentaires….

 

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RENCONTRE AVEC… M. Régis SENEGOU, Directeur Général de l’entreprise SEPHIRA, 12 rue Vincent SCOTTO au Mans.

 

Amicale- Bonjour M SENEGOU, vous êtes dirigeant d’une entreprise et êtes spécialisé dans le secteur de la Santé. Parlez-nous un peu de votre métier.

Régis SENEGOU– Le Groupe SEPHIRA regroupe une centaine de salariés et est spécialisée dans l'informatique de santé depuis plus de 10 ans, le Groupe SEPHIRA propose aux professionnels, des solutions dédiées qui facilitent leur exercice et les libèrent des tâches administratives. De la télétransmission Sesam-Vitale aux logiciels de gestion de cabinet, le Groupe SEPHIRA a toujours anticipé les évolutions du monde de la Santé. Pour ma part, je dirige l’ensemble des activités de l’entreprise et en particulier sa stratégie de développement sur le marché.

 

Amicale - Quel diplôme faut-il pour exercer votre métier ?

Régis SENEGOU- Il n’y a pas de diplôme spécifique si ce n’est une expérience professionnelle de plusieurs années dans ce domaine. Concernant les profils de nos collaborateurs, nous avons des informaticiens, des programmeurs, des commerciaux, des personnels administratifs, des techniciens hotline, des gestionnaires de stock…

 

Amicale - Ma question suivante va vous faire remonter des années en arrière, lointaines diraient certains ! Parlez-nous en quelques mots de votre passé militaire.

Régis SENEGOU- Lors de mon service militaire dans l’armée de terre, j’ai effectué un peloton préparatoire (PPEOR), puis élève officier de réserve...

 

Amicale - Aujourd’hui, que diriez-vous de cette époque, de ce qu’elle vous a apporté ? Et pensez-vous que vos choix professionnels et autres découlent de cette période ?

Régis SENEGOU- Ce fut une période enrichissante, mais mes choix professionnels ne découlent pas de ce passage sous les drapeaux.

 

Amicale - Le CMFP (Centre Militaire de Formation Professionnelle) forme les militaires dans leurs phases de reconversion, à des métiers tels le bâtiment, la logistique, la comptabilité etc. Vous comprendrez que ces personnes, lorsqu’elles sortent de ce centre n’ont aucune expérience « terrain », pensez-vous que cela soit un frein au recrutement ?

Régis SENEGOU- Non, aucunement ! Pour certains postes spécifiques, il n’est pas requis d’expérience voire de diplôme, le désir d’apprendre, la motivation peuvent faire la différence.

 

Amicale - Si l’occasion se présentait, recruteriez-vous un ancien militaire en toute confiance malgré son peu d’expérience ?

Régis SENEGOU- Lors d’un recrutement, il n’y a aucune discrimination quant à un ancien statut. Sa qualité d’ancien militaire ne serait donc ni un frein ni un atout. C’est à la personne de convaincre avec ses connaissances et ses compétences.

 

Amicale - Quelle image avez-vous du militaire ? Quel est le premier cliché qui vous vient à l’esprit ?

Régis SENEGOU- Une personne qui respectera les ordres donnés et les engagements pris :

Une personne dont les valeurs principales sont :

· Rigueur

· Professionnalisme

· Engagement

 

Amicale - Vous êtes chef d’entreprise, et lorsque vous recrutez un personnel, vous essayez de découvrir la mentalité du postulant et je pense que mille questions chahutent votre cerveau. « Est-il vraiment comme il se décrit, puis-je lui faire confiance, a-t-il menti sur son CV… » ? Comment un candidat peut-il inspirer confiance à la simple lecture de ces documents ou lors d’une rencontre ?

Régis SENEGOU- Lors d’un recrutement, le candidat est amené à rencontrer le service des Ressources Humaines d’une part, mais également le responsable du département qui recrute. Mentir sur un CV se voit donc très facilement au regard des questions posées et des réponses apportées. L’impression laissée par le candidat est bien sûr prise en considération et l’entreprise privilégie le recrutement de personnes qualifiées certes mais également motivées et ambitieuses. Une période d'essai est souvent révélatrice, et permet de confronter l'impression donnée à l'entretien aux capacités ou compétences réelles du candidat.

 

Amicale - Quels doivent être les éléments importants à faire figurer dans un CV et une lettre de motivation ?

Régis SENEGOU- Il faut que le recruteur ait une vision de l’expérience du candidat ou de ses compétences. Est-ce bien le profil recherché ? Saura-t-il réaliser les missions qui lui seront confiées ? Un CV doit donc être le reflet de l’offre d’emploi et donc personnalisé en fonction de celle-ci. Un recruteur s'aperçoit très vite si le candidat a fait un effort pour personnaliser sa candidature et adapter sa lettre de motivation au poste et à l'entreprise. Il appartient au candidat de mettre en avant ses qualités et compétences qui lui permettront de prendre le poste le plus confortablement et rapidement possible.

 

Amicale - Qu’attendez-vous d’une première rencontre avec un postulant ?

Régis SENEGOU- Le premier point est la ponctualité. Ensuite, un entretien se prépare. Un candidat doit avoir préparé son entretien comme il préparerait une réunion de façon à être clair et perspicace dans ses réponses et mettre en avant ses qualités.

 

Amicale - Dans le cadre de la reconversion de nos militaires, accepteriez-vous de rencontrer ces personnes pour les conseillers, les orienter, leur expliquer ce qu’est le monde du travail ?

Régis SENEGOU– Notre service RH serait éventuellement intéressé pour les rencontrer.

 

 

Merci M. SENEGOU pour cet entretien…

 

 

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RENCONTRE AVEC… M. Yannick SALINAS gérant de l’auto-entreprise Vision Ouest Communication à Dinan (22).

Amicale - Bonjour M. SALINAS, vous êtes dirigeant d’une jeune auto-entreprise et vous êtes spécialisé dans le secteur de la communication visuelle. Parlez-nous un peu de votre métier.

YS - Issu du monde de l’affichage, je me suis orienté tout naturellement vers la communication visuelle en proposant à mes clients tout support leur permettant de transmettre un message en interne ou en externe. Cela va de l’impression d’affiches grand format (2,4,8,12m²) à l’adhésivage de véhicules en passant par l’aménagement des points de vente ou des stands lors de salons. C’est un domaine très vaste où l’imagination ne connaît que les limites du budget !!!

 

Amicale - Quel diplôme faut-il pour exercer votre métier ?

YS - Aucun, il faut avoir de l’expérience, un réseau solide et du bon sens !! Pour ma part je suis titulaire d’un BTS communication et actions publicitaires et d’une spécialisation commerce export trilingue.

 

Amicale - Ma question suivante va s’orienter à présent sur votre seconde activité, l’armée ! Parlez-nous en quelques mots de vos activités.

YS - Je suis arrivé au 2èmede Marine en 2007 en qualité de chef de section, puis j’ai suivi le cursus classique d’un officier de réserve, OA, CDU puis officier traitant au sein du BOI. Après les ORSEM, je suis une qualification Renseignement. J’ai eu la chance de participer au test du premier Guépard Réserve en 2011 et à de nombreuses activités avec le régiment (Corsican Lion, Trabes, Gaelic Venture,…), ainsi qu’un mois au sein du CPCO à l’EMA.

 

Amicale - Diriez-vous que ce cursus militaire a été un plus dans votre activité civile ? Et pensez-vous que vos choix professionnels et autres découlent de cette expérience ?

YS - Oui sans aucun doute, cela oblige à plus de rigueur dans la gestion de son temps, les techniques apprises lors des différents stages sont bien souvent « duplicables » au monde du travail civil. L’organisation, la rigueur et l’adaptabilité sont des valeurs militaires très importantes dans le privé.

 

Amicale - Le CMFP (Centre Militaire de Formation Professionnelle) forme les militaires dans leurs phases de reconversion, à des métiers tels le bâtiment, la logistique, la comptabilité, etc... Vous comprendrez que ces personnes, lorsqu’elles sortent de ce centre n’ont aucune expérience « terrain », pensez-vous que cela soit un frein au recrutement ?

YS - J’imagine qu’un patron du bâtiment qui recrute sera plus enclin de prime abord à recruter un ouvrier expérimenté, mais les trois qualités citées ci-dessus peuvent faire pencher la balance ! Un métier cela s’apprend à tout âge, un savoir être c’est plus difficile ! C’est donc là-dessus qu’il faut mettre l’accent sans oublier certaines compétences techniques.

 

Amicale - Si l’occasion se présentait, recruteriez-vous un ancien militaire en toute confiance malgré son peu d’expérience ?

YS - Oui, si son profil lui permet d’apprendre rapidement les basiques du métier. Le reste vient sur le tas assez naturellement à partir du moment où l’envie et certaines valeurs morales sont présentes. Il faut être honnête, tout le monde ne peut pas faire tous les métiers, mais le diplôme et l’expérience ne font pas tout pour réussir son intégration au sein d’une équipe de travail ou d’une entreprise. Et cela est d’autant plus vrai que la structure est petite.

 

Amicale - Vous côtoyez régulièrement des civils, quel est le regard qu’ils portent sur les militaires ? Quel est le premier cliché qui leur vient à l’esprit ?

YS - Le coté autoritarisme !! L’image du « petit caporal » !! En dehors du fait que le monde du travail civil est plutôt bien équipé en la matière, il faut expliquer que cela ne fonctionne pas vraiment comme cela, faire preuve de pédagogie et montrer le véritable visage de l’armée. On se méfie et on fantasme sur ce que l’on ne connaît pas, il faut donc faire découvrir notre milieu. Ce n’est pas pour rien que des grandes écoles proposent des passages aux écoles de Coëtquidan durant leurs cursus.

 

Amicale - Quelles sont, à votre avis, les qualités qu’un militaire doit travailler pour intégrer le monde civil ?

YS - Comme dit plus haut, un recruteur cherche une personne qualifiée en qui il peut avoir confiance. Il a peur de recruter la mauvaise personne, donc il faut le rassurer et cela passe par les qualités inhérentes au militaire : la rigueur, l’organisation et surtout l’adaptabilité. On peut rajouter pour les cadres la capacité à commander et à fédérer. Il faut se renseigner sur le milieu dans lequel on souhaite se reconvertir, puis apprendre les codes de cette profession pour arriver à un rendez-vous avec une parfaite connaissance de l’environnement de travail. Avant un rendez-vous il faut chercher des infos sur la société qui vous reçoit, au-delà du respect pour la personne qui vous fait passer un entretien, c’est surtout se donner des armes pour faire bonne impression.

 

Amicale - Vous êtes chef d’entreprise et militaire, un savant mélange qui est intéressant pour aider nos camarades en reconversion…quel conseil avisé donneriez-vous quant à l’établissement d’un CV ?

YS - Un recruteur a peur de se tromper (on l’a déjà vu), il dispose d’un temps contraint donc il faut lui faciliter le travail !! Un C.V. doit être clair, simple, sur une feuille. Adapté au poste et à l’environnement, un graphiste se permettra plus de fantaisie qu’un expert-comptable !! Il ne faut pas mentir, il ne faut pas forcément tout mettre non plus. Je ne suis pas un spécialiste RH, mais quand je regardais des CV, je n’aimais pas devoir chercher les éléments importants.

 

Amicale - Quels doivent être les éléments importants à faire figurer dans une lettre de motivation ?

YS - Une lettre de motivation répond à UNE offre, elle ne doit pas être générique. On adapte son discours au contenu de l’offre, on reprend les éléments important de cette dernière pour montrer au recruteur que l’on cadre bien avec ce qu’il recherche. Pour une candidature spontanée, il faut travailler sur le site de l’entreprise afin de bien cerner l’esprit et les différents postes qu’elle est susceptible de proposer. Elle doit être claire, bien écrite et elle doit capter l’attention du lecteur qui va en lire 100 d’affilée.

 

Amicale - Comment devrait se présenter un militaire en reconversion face à un employeur, d’un point de vue général ? (tenue vestimentaire, stature, manière de parler…).

YS - Encore une fois c’est du bon sens, on s’adapte à son milieu, un vendeur de voiture travaille en costume, on se présente en costume !! Mais dans le doute mieux vaut venir trop bien habillé que négligé !! Pour le reste le naturel doit être de mise, même si le stress présent peut faire perdre ses moyens. C’est la préparation en amont qui vous garantira un bon entretien, pas forcément une embauche, mais un bon rendez-vous. Le recruteur doit se dire, c’est un « bon mec », avec un bon profil, je le garde en mémoire même si sur ce poste il ne convient pas. Il faut s’entraîner à se présenter tout seul devant sa glace ou sa famille, ou bien au sein d’un groupe de recherche d’emploi.

 

Amicale - Dans le cadre de la reconversion de nos militaires, accepteriez-vous de rencontrer ces personnes pour les conseiller, les orienter, leur expliquer ce qu’est le monde du travail ?

YS - Oui avec plaisir !!!

Merci mon capitaine pour vos commentaires….

 

 

 

 

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RENCONTRE AVEC… M. David JARRY, responsable de la SARL D. JARRY située ZAC des Truberdières 72220 ECOMMOY.

 

Amicale - Bonjour M. JARRY vous êtes dirigeant d’une entreprise et vous êtes spécialisé dans le secteur du bâtiment. Parlez-nous un peu de votre métier.

David JARRY - J’ai une entreprise d’électricité, plomberie, chauffage. Je travaille beaucoup avec les particuliers mais le gros de notre activité est tourné vers la rénovation, pas de neuf. Le fait de regrouper ces corps d’état permet de répondre à toutes les demandes de nos clients sans qu’ils aient à rechercher plusieurs interlocuteurs, c’est un gros avantage pour eux.

 

Amicale - Quel diplôme faut-il pour exercer votre métier ?

David JARRY Nos collaborateurs possèdent tous un CAP que ce soit plomberie, électricité ou chauffage. Pour garantir une qualité de travaille, ces diplômes de base sont obligatoires.

 

Amicale - Le CMFP (Centre Militaire de Formation Professionnelle) forme les militaires dans leurs phases de reconversion, à des métiers tels le bâtiment, vous comprendrez que ces personnes, lorsqu’elles sortent de ce centre n’ont aucune expérience « terrain », pensez-vous que cela soit un frein au recrutement ?

David JARRY Le manque d’expérience est pour moi un frein au recrutement ! Aujourd’hui, et vous le comprendrez bien, nous n’avons plus le temps de prendre du temps… ou d’en perdre. Nos gars doivent être opérationnels rapidement. Nous sommes pressés car nos clients le sont, et comme nos chantiers s’enchaînent, nous devons avoir des collaborateurs performants. Ceci dit, il suffit de trouver une personne motivée et elle peut aller très vite dans sa formation terrain.

 

Amicale - Si l’occasion se présentait, recruteriez-vous un ancien militaire en toute confiance malgré son peu d’expérience ?

David JARRY Avant de m’engager, je devrais tester une telle personne pour connaître son niveau exact et voir ce qu’elle a « dans le ventre »… mais pourquoi pas !

 

Amicale - Quelle image avez-vous des militaires ? Quel est le premier cliché qui vous vient à l’esprit ?

David JARRY J’ai un réel respect pour ces gens qui connaissent les dangers de leur métier et qui vont au bout de la cause à défendre et de leur mission.

 

Amicale - Quelles sont, à votre avis, les qualités qu’un militaire possède ?

David JARRY En premier, je dirais REACTIVITE, puis l’ordre et enfin, la discipline… tout employeur recherche de tels profils !

 

Amicale - Vous êtes chef d’entreprise, et lorsque vous recrutez un personnel, vous essayez de découvrir la mentalité du postulant et je pense que mille questions chahutent votre cerveau. « Est-il vraiment comme il se décrit, puis-je lui faire confiance, a-t-il menti sur son CV… » Comment un candidat peut-il inspirer confiance à la simple lecture de ces documents ou lors d’une rencontre ?

David JARRY Franchement, je suis mon instinct ! Mais si je sélectionne un CV, qu’il soit impressionnant ou très léger, il y a toujours une période d’essai qui intervient et là, personne ne peut gruger sur le terrain. C’est un vrai test « vérité » !

 

Amicale - Quels doivent être les éléments importants à faire figurer dans une lettre de motivation ?

David JARRY Le candidat ne doit pas en faire de trop, ni tourner des phrases pompeuses… En ce qui me concerne, je préfère avoir les gens en face de moi pour discuter. Le CV et la lettre de motivation ne sont qu’un bout de papier, le rapport direct me parle beaucoup mieux.

 

Amicale - Qu’attendez-vous alors d’une première rencontre avec un postulant ?

David JARRY - D’être agréablement surpris ! Certes, c’est vague, mais je vous ai parlé d’instinct tout à l’heure… et je ne vais pas vous dévoiler ce que j’attends réellement, il n’y aurait plus de surprise !

 

Amicale - Dans le cadre de la reconversion de nos militaires, accepteriez-vous de rencontrer ces personnes pour les conseillers, les orienter, leur expliquer ce qu’est le monde du travail ?

David JARRY Tout dépendra du temps que j’ai de disponible et du contexte… mais je ne rejette pas l’idée.

 

Merci M. JARRY pour votre disponibilité….

 

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- Amicale - Bonjour Mme GAVENC, vous êtes spécialisée dans le secteur de la BANQUE. Parlez-nous un peu de vous et votre métier.

 

Catherine GAVENC : Je suis Directeur de la Communication Institutionnelle et des Partenariats. Mon activité est principalement axée sur les relations publiques et la recherche de partenariats en rapport avec notre activité et les stratégies que nous souhaitons développer. L’univers bancaire quant à lui est vaste ! Nous accompagnons et conseillons aussi bien les particuliers que les associations et organismes professionnels.

 

 

- Amicale - Quel diplôme ou cursus faut-il pour exercer ce métier ?

 

Catherine GAVENC : La banque regroupe de nombreux métiers et filières. Les cursus sont donc variés, de l’apprentissage bancaire, des études de commerce, de comptabilité, d’informatique, de marketing, de logistique, de sécurité, autant de profils que de métiers.

 

 

- Amicale - Je me mets à la place d’un militaire en cours de reconversion et qui souhaiterait postuler par exemple, pour un poste de comptable assistance. Dans le programme de formation du CMFP (centre militaire de formation professionnelle) il va acquérir les compétences techniques nécessaires, mais accorderiez-vous votre confiance à ce jeune sans expérience professionnelle dans le domaine ?

 

 Catherine GAVENC : oui, bien entendu, le secteur bancaire est un acteur actif dans le recrutement de jeunes en contrat de professionnalisation et en alternance. Son expérience militaire sera un atout dans le domaine du savoir-être.

 

 

- Amicale - Quelle approche avez-vous du monde militaire en général ?

 

Catherine GAVENC : Depuis plus de 7 ans, je suis active auprès du Délégué aux réserves de la gendarmerie et apporte mon soutien, mon expérience auprès de l’institution ou auprès du personnel des armées. La SBE, Société de Banque et D’Expansion, est aujourd’hui la seule banque à avoir signé la convention de partenariat entreprise défense pour soutenir la réserve opérationnelle. C’est dans le cadre de ce partenariat que j’accompagne les armées, pour les informer sur la protection sociale, sur les réglementations bancaires et les appuis existants.

 

 

- Amicale - Effectivement, en parcourant le site de la SBE, j’ai observé qu’il y avait un emplacement spécifique pour les réservistes, bravo ! On comprend donc que vous soyez sensibilisé aux affaires et problématiques des armées… Selon vous, quel profil militaire pourrait répondre aux exigences de votre métier ?

 

Catherine GAVENC : Tous les profils sont intéressants, comme je l’expliquais plus haut, nos métiers sont diversifiés…

 

 

- Amicale - Lorsque vous découvrez un postulant, quelle image souhaitez-vous qu’il reflète au premier coup d’œil ?

 

Catherine GAVENC : les qualités recherchées sont le sérieux et les bonnes relations inter-personnelles.

 

 

- Amicale - Rubrique « petits conseils » : que pourriez-vous dire à un militaire qui souhaiterait s’orienter dans votre secteur d’activité ?

 

 Catherine GAVENC : Valorisez les compétences acquises qui seront en adéquation avec le poste pressenti.

 

 

- Amicale -  Dans le cadre de la reconversion de nos militaires, accepteriez-vous de rencontrer ces personnes pour les conseillers, les orienter, leur expliquer ce qu’est votre univers de travail ?

 

Catherine GAVENC : C’est effectivement un domaine où je peux intervenir et conseiller, dans la mesure de mes disponibilités. Avec Plaisir.

 

 

Merci Mme GAVENC pour cet entretien et le temps que vous nous avez consacré… à bientôt.

 

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